International

Les États-Unis ont prévenu les autorités allemandes que le groupe néo-nazi Atomwaffen Division menaçait d’attaquer des militants sur son territoire

Le groupe néo-nazi cible notamment une militante américaine résidant en Allemagne. Les autorités des États-Unis ont prévenu la police allemande qu’elle était la cible d’une menace crédible. Cette dernière s’est installé en Allemagne en partie à cause des menaces qu’elle recevait de la part de l’extrême droite américaine. Malheureusement un membre d’Atomwaffen aurait fait le voyage vers l’Allemagne pour la retrouver.

Une internationale néo-nazie ?

Pour des raisons de sécurité le nom de la militante reste inconnu. Cette dernière est une figure importante de la lutte contre l’extrême droite et a participé à nombre de manifestations anti-fascistes. Un certains nombre de mesures sont prises pour assurer son anonymat et sa sécurité. En effet les policiers connaissent l’identité du membre d’Atomwaffen ainsi que ses contacts mais on ignore où il se trouve en Allemagne. La semaine dernière un autre membre supposé du groupe néo-nazi s’est vu refuser l’entrée sur le territoire.

Il semble donc qu’Atomwaffen commence à se développer en Allemagne. Par exemple, dernièrement des personnalités politiques de gauche ont été menacées par une « Atomwaffen Division Deutschland ». La police allemande prend ces menaces très au sérieux. Les attentats et meurtres de l’extrême droite semblent malheureusement en recrudescence dans le pays. La philosophie accélérationniste de ce groupe vise à utiliser la violence pour amener la chute de la société actuelle. La combinaison de ce terrorisme néo-nazi moderne avec la violence des nazis allemands pourrait être explosive.

Coup de gueuleInternational

Le centre communautaire Aurora était heureusement vide au moment de l’attaque et n’a subi que de légers dégâts

Aurora est situé dans le centre ville de Budapest. Selon les militants de ce centre communautaire juif les néo-nazis ont tenté de mettre le feu au bâtiment. Les dégâts sont heureusement peu important et le centre va continuer ses activités. Les néo-nazis étaient une cinquantaine. Ils ont également brûlé un drapeau et tagué le bâtiment. La police présente sur les lieux a été exceptionnellement lente à réagir.

L’attaque a eu lieu mercredi dernier selon Adam Schonberger. Ce dernier est le directeur de Marom, une association juive qui gère et possède Aurora. Cette association cherche à rassembler les jeunes juifs hongrois non-affiliés, mais pas uniquement.

Une cible de choix pour l’extrême droite

En 2017 des militants d’extrême droite s’étaient filmé en train de coller des affiches sur le centre ; « Stop opération Soros ». L’homme d’affaire américain est devenu un nom de code notoire pour les antisémites comme les Rothschild en leur temps. Ce qui est pire pour les antisémites c’est que le milliardaire finance des groupes progressistes et de gauche. Par ailleurs Georges Soros a été la cible d’une campagne négative par le premier ministre d’extrême droite de Hongrie ; Viktor Orban.

L’association Marom remonte à 2014. Elle est liée au mouvement Conservateur/Masorti. Aurora sert aussi de siège social à plusieurs groupes, notamment ; le Centre de Press Rrom, Budapest Pride (une association LGBTQ), le groupe d’aide au réfugiés Migszol et l’agence Zold Pok pour la justice sociale. Toutes ces associations étant évidemment des cibles de choix pour les néo-nazis.

International

L’application de messagerie accueille une des communautés de suprémacistes blancs et de néo-nazis les plus vivaces sur internet

Un militant anonyme a récemment compilé une liste de 367 néo-nazis et suprémacistes blancs utilisant Telegram comme outil de propagande et de discussion. Cette liste content les URLs de centaines de canaux de discussions ouverts et accessibles.

Cette application a été créée en 2013 par deux frères russes. Elle est aujourd’hui en passe de devenir un refuge pour les plus racistes des soutiens de Trump comme Milo Yiannopolous ou Laura Loomer ; ces dernier se faisant régulièrement bannir par Youtube et Twitter. La plateforme a bien fait le ménage en 2017 pour lutter contre les réseaux djihadistes. Cependant il semble que l’application n’ai pas la même volonté de lutter contre ces mouvements racistes.

Les militants présents sur cette plateforme donnent libre court à leur racisme et leur misogynie. De nombreux messages glorifient les auteurs de massacres ; Anders Breivik, Dylann Roof ou Brenton Tarrant. De façon plus classique on trouve aussi de nombreuses iconographies remontant au régime nazi ou fasciste. De nombreux auteurs glorifient également le groupe Atomwaffen Division, responsable d’au moins 5 meurtres aux États-Unis.

Une censure orientée politiquement

La plateforme avait pourtant fait le ménage en ce qui concerne les réseaux liés à Daesh. Cependant seul une indignation internationale liée aux attentats avait forcé Telegram à réagir. L’entreprise avait à ce moment publié un communiqué précisant qu’elle ne se lancerait pas dans une « censure politique » et qu’ils protégeraient « l’expression pacifique d’opinions alternatives ».

Cependant il est clair que ces chaînes de discussions violent les principes de la plateforme qui interdisent les appels à la violence sur les chaînes publiques. Il semble que Telegram ait une préférence quand au type de terroristes et d’appels au meurtre qu’ils choisissent de tolérer.