Coup de gueulePolitique

En Algérie, la décision de l’exploitation du gaz de schiste dans le Sud du pays a généré d’importantes manifestations à travers le pays. Non seulement, les algériens redoutent les effets que cela pourrait avoir sur leur santé, car cette manière première est réputée pour être très polluante, mais pensent aussi que la population algérienne ne pourra pas profiter des retombées de cette exploitation.

L’Algérie possède la quatrième réserve mondiale de gaz de schiste après les Etats Unis, la Chine ainsi que l’Argentine. Le pays a ainsi pris la décision d’investir sérieusement dans le secteur, en commençant tout d’abord par des exploitations d’essais. Mais cette décision ne ravit pas du tout la grande partie des algériens, et quand les forages expérimentaux sont entrepris, les manifestations se font de plus en plus nombreuses.

En effet, les opposants à ce type d’exploitations vont des partis politiques en dizaines aux populations des zones concernées par les exploitations et bien évidemment des autres villes, comme dans la capitale, Alger. De plus, la date du 24 Février est symbolique pour avoir été choisi par les manifestants. Des milliers de militants sont ainsi descendues dans les rues, bien évidemment quadrillés par les forces policières avec les forces anti-émeute bloquant l’accès à l’Esplanade de la Grande-Poste avec des barricades faisant ainsi éclater de violents affrontements.

Coup de gueule

greve_de_la_faim_iran.jpg Le régime iranien continue d’emprisonner les opposants et de bafouer les droits de l’Homme. Il est bien difficile de lutter efficacement contre un régime qui nie les libertés fondamentales de ses citoyens et dont les pressions et menaces sont quotidiennes. La grève de la faim devient alors une arme pour faire entendre la voix de ceux qui sont victimes d’un régime qui n’admet pas la moindre contradiction ni remise en cause de son pouvoir.

Les prisonniers politiques se dénombrent par milliers en Iran. Aucun chiffre vérifiable n’est consultable, mais les rapports des ONG sont unanimes, il n’est pas bon de critiquer le régime et dévier de la doxa des mollahs peut vous amener tout droit à la case prison. Des opposants politiques dans les geôles iraniennes ont lancé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements dont ils sont victimes et interpeller la communauté internationale – bien trop souvent apathique – sur leur sort.

80 prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim début novembre pour mettre en lumière la manière dont ils sont traités par des autorités iraniennes qui veulent réprimer toute contestation à l’intérieur du pays. Parmi eux, figure l’avocat Abdolfattah Soltani, membre fondateur du CDDH avec le prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi. Par ce geste qui met en grave danger son intégrité physique l’opposant proteste « contre le refus par les autorités d’une assistance médicale pour les dizaines de prisonniers ».

Non contents d’emprisonner les porte-paroles de la liberté, les autorités iraniennes travaillent à leur affaiblissement mental et physique. Perçus comme des ennemis mortels, ils sont traités comme tels et physiquement menacés. Karim Lahidji, le président de la FIDH, honnie, par le régime explique qu’« en plus des actes de tortures infligés en détention provisoire et de lourdes peines qui font suite à des procès inéquitables les opposants politiques sont privés de traitements médicaux pourtant requis ».

Le régime iranien se montrera-t-il plus humain ? Rien ne laisse présager des gestes positifs deux semaines après le début de cette grève de la faim. En effet, d’autres grévistes de la faim ont entamé leur combat depuis plus de soixante-dix jours sans que le président Hassan Rohani ne fasse preuve d’une once d’humanité.

Après avoir fait exécuter des opposants politiques réfugiés en Irak lors de l’attaque du camp d’Achraf et avoir pris en otage sept autres réfugiés par l’intermédiaire des amis irakiens au pouvoir, les autorités iraniennes ont vu un vent de protestation internationale se lever. Des dizaines d’Iraniens en exil se sont lancés dans une grève de la faim pour dénoncer les exactions commises en toute impunité par Téhéran. Mais rien ne s’est passé depuis. Le régime ne cède sur rien et n’est pas prêt à embrasser une politique respectueuse des droits de l’Homme. Pauvre Iran.