Ian Brossat, Paris, encadrement des loyers, OFS
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Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris et chargé du logement, plaide pour un retour de l’encadrement des loyers à Paris. Une volonté qui émane d’Anne Hidalgo.

Pour Ian Brossat « Les Parisiens sont étranglés par les prix immobiliers. Depuis que l’encadrement des loyers a été annulé par le tribunal administratif en novembre 2017, la situation s’est très largement dégradée pour les locataires ». L’adjoint à la mairie de Paris en charge du logement estime même que la fin de la mesure leur a fait perdre quelques 1 500 euros en une année.

Anne Hidalgo et Ian Brossat entendent profiter de la nouvelle loi Elan qui « réintroduit la possibilité pour certaines communes au marché locatif tendu de mettre en place » un mécanisme d’encadrement des loyers. Pour l’instant, la publication des décrets d’application de la loi doit être effective pour que Paris relance le dispositif. Reste que la mesure devrait selon toute logique être validée lors du prochain Conseil de Paris en date du 11 décembre. Suite à quoi, le préfet d’Île-de-France prendra un arrêté établissant un prix plafond au mètre carré.

En parallèle, Ian Brossat – qui est également tête de liste aux prochaines élections européennes pour le PCF – annonce la création d’un « Organisme de foncier solidaire ». Il « permettra aux classes moyennes d’accéder à la propriété à un prix deux à trois fois en dessous de ceux du marché ». Un tel organe existe déjà ailleurs en Europe, comme en Grande-Bretagne. Le principe est de «  dissocier le foncier du bâti », l’OFS restant alors propriétaire du terrain tandis que seul le bâti sera vendu sur une durée allant de 18 à 99 ans, renouvelable. En prime, l’acquéreur versera un supplément de loyer mensuel de 2 euros du mètre carré. Les bénéficiaires du dispositif seront les mêmes que ceux pouvant accéder à un logement en HLM, soit ceux percevant maximum 6 000 euros de revenus mensuels pour une famille de deux enfants.

Airbnb, Paris, Ian Brossant
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L’élu parisien Ian Brossant a demandé à ce que les locations d’appartements via la plateforme Airbnb soient interdites dans le centre historique de Paris.

Pour Ian Brossat, la situation parisienne est alarmante : « un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens ». Il faut dire que la capitale est encore aujourd’hui le tout premier marché du géant de la location. Pour l’élu, la question est cruciale : « Est-ce qu’on veut que Paris soit une ville accessible aux classes moyennes ou une cour de récréation pour des milliardaires saoudiens ou américains ? ».

Ian Brossat a proposé d’interdire purement et simplement la location d’appartements entiers dans les quatre premiers arrondissements parisiens, soit ceux situés à proximité des sites les plus touristiques de la ville. Pour l’homme politique, les mesures prises par Anne Hidalgo ne suffisent pas à endiguer le phénomène, le problème même de logement des Parisiens qui se retrouvent bien souvent à devoir attendre plusieurs mois ne serait-ce que pour visiter un appartement. Ian Brossat explique que « si on ne fait rien dans le centre, il n’y aura plus d’habitant: comme sur l’île Saint-Louis, on va finir par avoir un nombre d’habitants en déclin, des commerces de bouche transformés en boutique de fringues ou de souvenirs ». Et d’ajouter : « On sera dans un musée à ciel ouvert »

L’ubérisation des centres-villes est une réalité en Europe et ailleurs. Barcelone, Amsterdam ou encore Berlin sont en proie au même problème, à une crise du logement qui ne cesse de progresser. New-York a récemment pris la décision d’exiger d’Airbnb à communiquer à la ville la liste complète des transactions réalisées en termes de locations de logement.

Paris, plan climat, voitures thermiques
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La  ville de Paris vise comme objectif de ne plus voir circuler aucune voiture à essence dans ses rues d’ici 2030. Sans pour autant en prévoir l’interdiction. 

Anne Hidalgo a fait depuis plusieurs mois de la fin du diesel un de ses chevaux de bataille. La maire essaie de faire rattraper son retard à la capitale, hautement polluée, en échafaudant plusieurs plans climat. Le dernier en date affiche une ambition louable : la fin des véhicules à moteur thermique d’ici 2030.

Mais la mairie se défend bien toutefois de l’interdire, expliquant sur les réseaux sociaux qu’ “aucune mesure d’interdiction ou de sanction ne figure dans le nouveau plan climat”. Pourtant, dans un communiqué, le message est limpide :  “Dans le cadre de l’élaboration de son nouveau plan climat air énergie territorial, la Ville de Paris va inscrire un objectif de fin du diesel sur son territoire en 2024 et de l’essence en 2030”. 

Alors comment prévoir la fin de l’essence et du diesel dans Paris sans l’interdire ? En soutenant les alternatives aux énergies fossiles. La ville compte bien ainsi “investir dans le développement des alternatives et le renforcement des aides financières pour acheter des véhicules propres.” Plus de transports propres et plus de subventions ?

Être en résonance avec l’ambition nationale

Avec cette nouvelle annonce, Paris cherche à s’aligner sur la politique gouvernementale qui par la voix de Nicolas Hulot a fait savoir que la France arrêterait de commercialiser les véhicules essence et diesel d’ici 2040.  Alors Paris veut montrer l’exemple, doit montrer l’exemple. Et en allant plus loin que les mesures déjà en place telles que les aides aux commerçants pour rouler propre. Elle doit aller plus loin que la piétonnisation des voies sur berges, les zones 30km/h, la création de pistes cyclables. Car le compte n’y sera pas.

Reste que la mairie n’a pas encore dévoilé comment elle allait s’y prendre. Des aides seront accordées mais leur montant demeurent encore inconnu. D’autant que l’achat de véhicules roulant à l’hydrogène ou à l’électricité représente encore d’importantes sommes que seuls certains ménages seront en mesure de pouvoir financer. Paris devra mettre les bouchées doubles également au niveau des infrastructures, les postes de recharges de véhicules électriques ainsi que les stations de ravitaillement pour les voitures roulant au gaz naturel n’étant encore qu’en très faible nombre.  Pour autant, l’intention est louable, et même nécessaire.

Emmanuel Marill
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Dans la Ville Lumière, l’heure n’est plus à la fête pour Airbnb. Les élus parisiens ont en effet décidé de se montrer intransigeants avec la multinationale américaine. Devant cette réalité, Emmanuel Marill, le directeur France et Belgique d’Airbnb, crie à l’injustice, affirmant par le biais d’une tribune que la plateforme est victime du lobby hôtelier. Une tentative maladroite et désespérée de redorer le blason d’Airbnb…

Les élus parisiens dénoncent les dérives des plateformes

Bien que pas toujours à l’aise, Emmanuel Marill est habitué à prendre la parole pour défendre Airbnb. Interrogé par Les Echos en juin dernier sur le processus d’optimisation fiscale mis en place par la plateforme, ce dernier avait tergiversé quelques instants avant d’avouer que les transactions réalisées en France transitaient « par l’Irlande, je crois »… Mais d’après notre directeur, le faible taux d’imposition pratiqué par l’île d’émeraude (12 % contre 30 % en France) n’aurait joué aucun rôle dans le choix de ce processus.

Ce mercredi 6 septembre, c’est à une tribune publiée quelques jours plus tôt et signée par trois élus parisiens – Sylvain Maillard, Député LREM des 1er et 2e arrondissements ; Élise Fajgeles, Députée LREM du 3e arrondissement ; Pacôme Rupin, Député LREM du 4e arrondissement – intitulée : « Il faut réguler d’urgence les locations touristiques dans le Centre de Paris », qu’Emmanuel Marill a décidé de répondre.

S’appuyant sur le rapport de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), les trois députés parisiens accusent Airbnb et consorts — chiffres à l’appui — de « priver le marché locatif d’un nombre important de logements », de vider le centre-ville parisien de ses habitants, ce qui « génère ensuite des impacts en cascade avec des classes d’écoles qui ferment, des commerçants de proximité qui disparaissent faute de clientèle suffisante, une vie de quartier qui se détériore… »

Par ailleurs, les élus parisiens ne manquent pas de rappeler que la plateforme « qui réalise en France un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros, principalement grâce à son activité dans la capitale, n’a payé que 92 944 € d’impôts en 2016 ». Une situation qu’ils qualifient de « terriblement injuste quand on voit que les hôteliers ont tout le mal du monde à présenter des prix attractifs au regard des nombreuses charges dont ils doivent s’acquitter en tant qu’entreprise française et des normes de sécurité et d’accessibilité auxquelles ils doivent se soumettre. »

Emmanuel Marill dépeint Airbnb en victime

Fidèle à lui même, le pompier d’Airbnb a tenu à rétorquer au travers d’une tribune intitulée « Logements inoccupés à Paris : Airbnb n’est pas le problème, mais une solution ! ». Et une fois encore, ce dernier l’a fait de manière maladroite, avançant des arguments pour le moins bancals.

Selon lui, Airbnb est le bouc émissaire des élus parisiens manipulés par les « lobbies hôteliers » et qui veulent faire porter à la plateforme « le poids de l’Histoire, et des choix politiques qui ont, méthodiquement et régulièrement, encouragé la concentration du développement touristique et commercial sur une poignée d’arrondissements de la capitale ». Et de rajouter : « l’exode [des Parisiens] est historique ». Par ailleurs, d’après Emmanuel Marill, «  50 % des hôtes parisiens disent qu’ils ne pourraient pas garder leur logement sans louer sur Airbnb », un chiffre dont la source reste pour le moment introuvable…

Mais n’en déplaise à notre directeur, Airbnb est bien à l’origine de la perte de 20 000 logements dans la capitale française. Les contraintes de transports ainsi que l’amélioration des politiques antipollution devraient encourager le retour des citoyens vers les centres-villes. Mais comment lutter : « le gain d’une location Airbnb est 2,6 fois supérieur en location touristique qu’en location classique (jusqu’à 3,5 fois sur l’île de la Cité), surtout depuis la loi sur l’encadrement des loyers… », affirme Sylvain Maillard.

Le directeur France et Belgique de la plateforme affirme également que ce sont les « lobbies hôteliers qui contribuent depuis de nombreuses années à la concentration du tourisme de masse dans le centre de Paris ». Pourtant, quelques lignes plus haut, celui-ci est fier d’annoncer que « la croissance d’Airbnb à Paris a permis, cet été encore, de renforcer l’offre touristique avec l’apport de 730 000 arrivées de voyageurs supplémentaires » dans la capitale…

Et pour ce qui est du méchant « lobby hôtelier », Emmanuel Marill semble oublier une chose : le secteur hôtelier français paye ses impôts en France, sans faire transiter quoi que ce soit par l’Irlande, et est contraint d’appliquer un certain nombre de normes de sécurité. Étonnamment discret sur ce point, le directeur France et Belgique d’Airbnb n’a pas jugé bon de s’en expliquer dans sa tribune. Selon lui, encadrer Airbnb afin de préserver la Ville Lumière et mettre la plateforme sur un pied d’égalité avec les hôteliers parisiens « serait un contresens historique ».

 

 

 

Paris, logement, chambres de bonne
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Afin de résoudre une partie de la crise du logement, la mairie de Paris investit 10 millions d’euros dans la réhabilitation des chambres de bonnes.

Etant au nombre de 114 000, les chambres de bonne à Paris représentent un vivier de logements intéressant pour résoudre une partie du problème de la crise de l’immobilier. Car entre des prix sans cesse plus élevés et un nombre de biens qui diminuent en raison d’une offre du type Airbnb toujours plus importante, se loger devient un vrai casse-tête à Paris.

La mairie a donc décidé d’allouer 10 millions d’euros à leur remise sur le marché. Et pour cela le dispositif Multiloc’ devrait être intensifier. Il permet d’aider financièrement les propriétaires à remettre leurs biens en état pour autant qu’ils pratiques des tarifs de location modérés.

L’adjoint au logement de la mairie, Ian Brossat explique la démarche : Nous cherchons à activer tous les leviers pour produire de nouveaux logements. Là, nous avons identifié un gisement nouveau”. L’enjeu est de remettre en état ces “espaces vacants ou insalubres pour créer de nouveaux logements”.

Rachat et regroupement en vue

En parallèle, la mairie va mettre la pression sur les propriétaires de tels biens pour les regrouper deux par deux ou par trois même. Car 51% des chambres de bonne faisant moins de 9m², leur location est illégale. La solution serait donc également de doubler ou de tripler leur surface pour offrir un espace de vie décent.

Aussi, la mairie va se porter directeur acquéreur de bon nombres d’entre elles afin de les faire passer en logement social et de les réserver aux personnes aux revenus les plus modestes.

Paris prend ainsi le taureau par les cornes en s’attaquant aux chambres de bonnes qui représentent en effet un réel potentiel de logements. La ville se donne les moyens de ses ambitions et devrait rapidement mettre à nouveau sur le marché ces biens.

 

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Pour changer le qualité du transport des franciliens dans le métro, la RATP a retenu cinq idées phares suite à un grand appel au vote des utilisateurs. Cinq idées qui devraient rapidement se transformer en cinq mesures.

Grises, polluées, bruyantes, tristes, moroses… les lignes du métro de la RATP de Paris ont parfois l’air d’une sale verrue dont la maire aimerait bien se débarrasser car il faut dire que dans des capitales voisines comme à Londres entre autre l’ambiance est toute autre. Pour casser cette -sale- image qui nuit à la qualité de vie des Parisiens mais aussi bien entendu à celle des touristes, la RATP a lancé un vaste appel à idées qui a réuni près de 50 000 votes. Une quinzaine d’idées phares ont émergées, et cinq principales ont été retenues.

Les cinq pistes retenues

Des murs végétalisés et des plantes viendront ainsi bientôt égayer les métro, notamment dans les stations aériennes et ce dès cette année. Aussi, des purificateurs d’air devraient rendre l’atmosphère plus respirable entre odeurs de caoutchoucs brûlés et autres incivilités.

Autre piste qui sera vraisemblablement réalisée : l’information numérique sera intensifiée afin que chacun puisse s’orienter et s’informer plus facilement et rapidement. Pour ce faire, l’application de la RATP fonctionnera désormais en mode hors connexion et le calcul des itinéraires pourra également se faire hors connexion.

Enfin, la question de l’accessibilité est un dernier élément central. Les personnes en fauteuil roulant mais aussi les usagers transportant des bagages ou des poussettes devraient rapidement voir des rampes d’accès ainsi que des ascenseurs se mettre en place dans les divers rames.

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Après l’avoir annoncé en mai, la mairie de Paris vient de mettre en place les premières mesures d’un hyper-centre sans voiture.

Une ville bien trop polluée, bien trop bloquée par les embouteillages sans fin. Voilà à quoi ressemble Paris aux heures de pointe. Anne Hidalgo, la maire de la ville a décidé de faire de la lutte contre la pollution atmosphérique un enjeu de sa mandature, d’autant que le nombre de décès causés les diesels notamment ne cessent d’augmenter.

Du coup, la récente annonce de la suppression de la circulation sur plus de 3 km de berges en bord de Seine a de quoi satisfaire quelque peu les sympathisants écologiques. Quitte à faire grincer des dents les lobbys automobiles. Mais Anne Hidalgo n’en démord pas : le diesel n’aura bientôt plus le droit de cité. Exit donc la circulation sur les berges de la rive droite et place à un nouvel ensemble piétons, promenade et détente.

Suite à Paris-Plages, ces voies ne sont plus remises à la circulation et des travaux vont commencer sous peu avec une mise en service de ce nouvel ensemble prévu pour 2017. Voyant même un peu plus loin encore, la mairie vient de lancer un “défi citoyen” : les Parisiens sont invités à délaisser leur voiture pour une semaine entière.

La démarche d’un Paris sans ou en tout cas avec moins de voitures est bel et bien engagée. L’un des leviers sera certainement de faire ce qui a été fait dans d’autres villes telles que Bordeaux où l’hyper-centre est devenu quasiment à 100% piéton. Les automobilistes ont été de facto “dégoûter” de circuler en voiture, optant à la place pour le tram, le bus ou le vélo.

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Airbnb, la célèbre plateforme d’hébergement californienne, serait-elle en train de tuer l’économie collaborative, tout en continuant d’en utiliser le discours de façon purement cosmétique ? Alors que les pratiques collaboratives portaient en germe la promesse d’un monde meilleur, plus solidaire, les polémiques entourant la start-up de San Francisco suscitent aujourd’hui la perplexité et le scepticisme, quand ce n’est pas l’effroi.

A l’origine de la start-up, une idée toute simple que Brian Chesky, PDG et fondateur d’Airbnb, aurait conçue presque par hasard en compagnie de son colocataire de l’époque, Joe Gebbia. Alors que leur propriétaire leur annonce une augmentation imminente du loyer, ils apprennent qu’une conférence sur le design industriel se tient à deux pas de chez eux, à San Francisco, et que tous les hôtels sont complets. Ni une ni deux, ils montent un site Internet sommaire sur lequel ils proposent aux participants de squatter un matelas pneumatique dans leur appartement, tout en profitant chaque matin d’un petit déjeuner. Leurs trois premiers clients leur permettront d’empocher 1 000 dollars, juste assez pour se débarrasser de leur problème de loyer.

Voilà donc pour la légende. Elle est censée prouver deux choses : qu’Airbnb s’inscrit depuis ses débuts, de manière presque naturelle, dans la vague de l’économie collaborative, et qu’elle s’adresse en priorité à des particuliers modestes qui cherchent à arrondir leurs fins de mois ou à faire de petites économies, que ce soit côté hôtes (en louant une partie de leur logement) ou côté touristes (en dénichant des hébergements sympathiques et bon marché).

Mais la légende ne résiste pas aux chiffres. Fin 2015, après une levée de fonds de 100 millions de dollars, Airbnb est valorisée 25,5 milliards de dollars, deux fois plus qu’en 2014 ! La plateforme est ainsi tout simplement devenue le premier hôtelier mondial, puisqu’elle propose aujourd’hui près de 1,5 million de chambres dans le monde. Problème : elle n’en possède aucune et n’emploie que 3 000 personnes, alors qu’un hôtelier traditionnel comme Accor en fait travailler 180 000 ! Les professionnels, évidemment, ne décolèrent pas. Jean-Bernard Falco, président de l’Association pour un hébergement et un tourisme professionnels (AHTOP), dénonce « le discours sur l’économie de partage de la société californienne. C’est du boniment et une escroquerie intellectuelle. Un tiers des locations sont illégales. Mais elles génèrent 80 % de leur chiffre d’affaires ».

Et les hôteliers professionnels ne sont pas les seuls mécontents. Alors que Paris est désormais la « capitale mondiale » de la location entre particuliers sur Airbnb, les élus de la ville s’inquiètent du boom des meublés touristiques qui vident de leurs habitants certains quartiers de la capitale et font flamber les prix de l’immobilier. « Je suis saisi de nombreuses plaintes contre ces meublés touristiques. C’est un cancer », déclarait ainsi récemment Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement. Il fait référence au phénomène des « multipropriétaires », maintes fois dénoncé car illégal. A Paris, 20 % des logements sur Airbnb sont proposés par des hôtes gérant plusieurs annonces, alors que les locataires pensent avoir affaire à des personnes qui louent leur propre appartement. La majorité des biens loués sont des logements entiers qui rapportent à leur hôte jusqu’à 4 000 euros par mois ! On est décidemment très loin du portrait du loueur idéal ne-cherchant-qu’à-faire-de-petites-économies que la légende voudrait nous faire gober.

Concurrence déloyale pour les professionnels, pertes fiscales pour l’Etat, précarisation du travail et imposition de leurs propres règles et conditions aux usagers, les dérives de la plateforme commencent à être bien connues. Or, leur principale conséquence pourrait être, non pas le simple discrédit d’Airbnb, mais celui de l’économie collaborative en général. Airbnb prouve en effet que celle-ci, qui se voudrait solidaire et désintéressée, n’est en réalité pas moins agressive et redoutable que l’économie traditionnelle. Elle serait au contraire plus insidieuse et trompeuse car capable de se draper dans de beaux discours.

Un temps charmé, le public est de moins en moins dupe, comme le prouve ce commentaire laissé par un utilisateur révolté sur le Web : « Alors qu’on nous vend des bobos hipsters accueillants ou des mamies confiture, la réalité du business d’Airmachin c’est la femme de dentiste avec serre-tête incrusté qui fait de la défisc/fraude au fisc et aux règlementations, en louant 3 ou 4 studios meublés en Ikea… Concurrence déloyale, destructions d’emplois et de logements à l’année… Au profit exclusif de rentiers de la Silicon Valley ! ». Si plus grand monde ne semble croire aux vertus de l’économie collaborative, reste qu’Airbnb et consorts semblent toujours bénéficier d’un blanc-seing de la part des autorités, qui peinent à encadrer leurs activités de façon décente.

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Cette année, l’association le Secours populaire fête ses 70 ans, et décide d’organiser pour cela une journée des oubliés des vacances spectaculaire qui s’est tenue le 19 août. En effet, un grand rassemblement s’est tenu au pied de la célèbre Tour Eiffel de Paris cette année avec un programme bien chargé pour les 70 000 participants conviés aux festivités.

La manifestation de mercredi aura été un de moments les plus importants de la célébration des 70 ans de l’association qui organise depuis des décennies la journée des oubliées des vacances. Ainsi, cette année, il s’agira d’une seule journée, mais qui sera tout à fait exceptionnelle. 600 bus venant de toute la France ainsi que des trains spéciaux se sont chargés du transport des invités.

Ils étaient ainsi 1000 enfants venant de 70 pays où l’association intervient, dont la Syrie, le Népal ou encore l’Ukraine ont été invités cette année. Selon l’association, les vacances constituent un droit, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes. Or, ce n’est pas tout le monde qui peut partir en vacances. En effet, près d’un enfant sur trois et un français sur deux ne peuvent partir en vacances chaque année. Ainsi pour cette journée mémorable, pique-nique, flashmob, ateliers ludiques ou encore chasse au trésor ont été organisés pour animer les festivités.

 

Crédit photo: Tony Grist

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C’est l’été et soleil rime avec vacances. Nombreux sont les familles ou les groupes d’amis à prendre l’avion pour se rendre à leur destination et passer quelques jours de repos bien mérité. Mais voilà, pour ce jeudi des perturbations importantes sont à envisager, car les agents de sûreté de la compagnie Securitas Aviation qui couvrent les aéroports de Paris et d’Orly seront en grève.

La revendication des agents de sûreté est assez simple en principe. Ils souhaitent une amélioration des conditions de travail qui se sont beaucoup dégradées ces derniers temps. Baisse des salaires, licenciement abusif ou encore le nombre insuffisant d’agents qui rend le travail pénible pour ceux qui restent, et beaucoup d’autres encore. La liste est assez longue selon eux d’où l’appel à la grève des syndicats.

Cette grève vient également en réponse aux échecs des négociations déjà menées la seule réplique des responsables étant une impossibilité financière à donner suite à toutes les demandes des syndicats sachant que le chiffre d’affaires de 2013 était de 83 millions. Une somme qui donne quand même à réfléchir.

Néanmoins selon les dire de la direction de la compagnie via un communiqué, il ne devrait y avoir aucun impact sur les contrôles et que s’il y avait des soucis, les mesures nécessaires seraient prises.