Coup de gueulePolitique

D’après une enquête de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, les inégalités sociales continueraient à se creuser en France. Les pauvres sont toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches… une tendance qui se confirme.

Ainsi, la pauvreté en France aurait continuer d’augmenter avec la crise et touche désormais non plus seulement les chômeurs mais également des salariés. Si l’étude de l’Insee publiée ce mercredi ne concerne que l’année 2011 (dernières statistiques disponibles), elle montre clairement que les inégalités sociales persistent.

Alors que les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer entre -0,2% et -0,8%, les 40% des plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%. En parallèle, la proportion des personnes pauvres a elle aussi « continué de s’accroître », avec un taux de pauvreté s’établissant pour cette année à 14,3% (+0,3 point en un an) de la population totale.

Parmi les personnes classées pauvres, on retrouve donc logiquement pour une large part les chômeurs, mais également certains salariés, dont le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point, passant de 6,3% à 6,9%. Comme le souligne Jérôme Accardo, chef du département des prix à la consommation de l’Insee à ce sujet, « une telle hausse du taux de personnes pauvres parmi les salariés n’avait pas été enregistrée depuis 2007 », souligne l’Insee, qui l’explique par « une quasi-stabilité des bas salaires en euros constants et même une baisse de 0,3% du Smic horaire brut en moyenne annuelle ».

Crédits photo : Eric Pouhier

Coup de coeurEconomiePolitique

Alors que l’Europe cherche encore son modèle de transition énergétique, le chef spirituel des Tibétains a livré son opinion sur l’énergie nucléaire. Devant la détresse de son peuple, le Dalai Lama rappelle l’intérêt stratégique du nucléaire, un peu à l’instar de l’Office Parlementaire d’Evaluation Stratégique des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST)…

Tandis que le Japon vient de décider de relancer son programme nucléaire, l’intervention du guide religieux n’a pas manqué de faire parler. En effet, le Dalai Lama a déclaré lors d’une de ses visites dans l’archipel nippon : « il y a encore beaucoup de pays souffrant d’un large écart entre les riches et les pauvres. Des millions de personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté et c’est à elles qu’il faut penser ». Sa déclaration intervient alors que les journalistes des Echos nous informent que « Westinghouse pourrait se voir confier la construction de huit nouvelles tranches nucléaires de type AP1000 ». L’opération s’évalue à 24 milliards de dollars selon les experts.

Son pragmatisme est quasi-prophétique puisque quelques jours plus tard, c’était au tour de l’Europe de s’interroger sur la pertinence des énergies renouvelables. En France c’est la commission de régulation de l’énergie qui a tenu à vérifier que les « tarifs d’obligation d’achat sont adaptés aux réalités économiques ». Ailleurs, on n’a pas attendu pour tenir ce raisonnement, d’après les données récemment publiées par l’Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA), « la production d’énergie nucléaire mondiale devrait augmenter de 20 à 30% d’ici 2030 ».

Il y a quelques mois déjà, l’OPECST pointait dans un rapport « les incertitudes techniques qui continuent de peser sur les capacités de stockage des énergies alternatives », mais aussi « les impacts d’une telle mesure sur le pouvoir d’achat des Français les moins favorisés ». Ces arguments ont probablement pesé dans la décision du Premier Ministre Shinzo Abe qui souhaite désormais faire du nucléaire une « énergie de base », afin de lutter contre sa dépendance aux énergies fossiles et au renchérissement du coût de l’énergie. Auront-ils la même force auprès de Manuel Valls, qui vient d’annoncer un plan de rigueur sans précédent ?