Politique

Le tribunal administratif de Melun a annulé la décision de plan social en cours chez Air France pour sa filiale Hop.

Une victoire peut-être temporaire pour les salariés de Hop la filiale d’Air France mais une victoire tout de même. Le tribunal administratif de Melun vient en effet d’annuler la décision d’homologation du plan de sauvegarde pour l’emploi de l’entreprise.

Et le motif de cette décision du tribunal est des plus claires puisqu’il est reproché à Air France un manquement en termes de reclassements : “Le tribunal reproche à la DIRECCTE (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) de ne pas avoir vérifié que la compagnie aérienne avait fait le nécessaire pour proposer des offres de reclassement. Même si dans les faits HOP a fait plusieurs propositions aux personnels concernés, sur le papier, il n’y en avait qu’une seule ” .

Le plan social baptisé ironiquement plan de sauvegarde pour l’emploi vise la suppression immédiate de 120 postes. A ce jour, il y a déjà eu 50 départs et 20 postes reclassés chez Hop ou Air France la maison-mère et 45 postes ont été déplacés d’un site à un autre.

La direction entend faire appel de la décision tandis que le climat social chauffe chez Air France. Les  syndicats de pilotes demandent  à être intégrés à Air France et menacent de faire grève.

General Electric, Belfort, plan social
Politique

Alors qu’un plan social est en cours de préparation chez General Electric à Belfort, des centaines de salariés sont venus empêcher une réunion de préparation pour manifester leur mécontentement.

Selon Alexis Sesmat le délégué Sud de chez General Electric, “ce plan n’est pas légitime”. Le siège de General Electric à Belfort a connu une forte perturbation car plusieurs centaines de salariés s’y étaient donnés rendez-vous pour manifester leur opposition au plan social en cours de préparation. Une préparation qui n’a pas pu avoir lieu puisque les employés du groupe se sont rassemblés devant l’établissement pour empêcher la tenue de la réunion prévue à cet effet.

Un plan jugé illégitime par des salariés qui ne veulent pas se retrouver sur le carreau alors que le groupe a tous les moyens techniques de poursuivre son développement. Pourtant, pour des sempiternelles raisons de recherche de rentabilité, de distribution de dividendes aux actionnaires et aux investisseurs, General Electric compte licencier plus de 1 000 postes sur le Territoire de Belfort.

Le délégué syndical de l’entreprise explique “Notre revendication c’est de dire que l’aéronautique a des besoins de production. Nous avons des capacités de production, nous avons des savoir-faire qui peuvent répondre aux enjeux de l’aéronautique. On attend des signes tangibles d’accompagnement de ces alternatives. Or, aujourd’hui, si la réunion se tenait, le processus d’information de consultation qui est de quatre mois aurait abouti à l’exécution du plan, ce qui n’est pas compatible avec la recherche d’alternatives qui elle, va prendre 12, 18, voire 24 mois”.

Coup de gueulePolitique

La circulation sur les autoroutes pour ce week-end s’annonce assez difficile. Mais encore, il y aura la grève des employés des Autoroutes de la France qui est prévue se tenir ce week-end exactement. En effet, différents syndicats ont lancé un appel à grève. Leur but, exiger de nouvelles embauches, car ils considèrent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour accomplir correctement leur travail.

Depuis sa privatisation en 2006, la société Autoroute du sud de la France compte dans les 25% en ce qui concerne les pertes d’emploi. Aucun plan social n’avait été énoncé après les changements de commandes, mais avec les 1800 suppressions de postes sur les 7300 qui existaient au sein de la société, il y a de quoi se poser des questions.

Les syndicats et les employés réclament ainsi l’embauche de nouveaux salariés pour que le travail puisse se faire correctement, pour éviter aux employés également de se retrouver dans des conditions de travail regrettables. Il est vrai en plus que les effets de se manque d’effectif ne se ressens pas seulement au niveau du bien-être des travailleurs qui stressent avec tout le boulot à faire, mais aussi sur les usagers qui sont obligés de faire avec les moyens du bord, le personnel ne pouvant pas intervenir dans les temps.

 

Crédit photo: Tabl_trai

Coup de gueuleEconomiePolitique

Ça bouge un peu chez Renault Trucks. Le groupe avait annoncé en avril la suppression de 591 postes sur le site de Lyon contre 79 autres créés (perte nette donc de  512 emplois). Le nombre de licenciements secs devrait être revu à la baisse. La CFE-CGC, majoritaire dans l’entreprise, a annoncé lundi la reprise des négociations.

Il y a vingt jours les discussions, avec les syndicats concernant  le plan social envisagé par la direction, prévoyant 512 suppressions de postes avait cessé. La direction française Renault Trucks du groupe AB Volvo est allée négocier un nouveau mandat en Suède et revient donc avec d’autres propositions et peut-être une nouvelle marge de manœuvre. Des départs en pré-retraite et la réduction de 591 à 559 du nombre de postes supprimés permettraient de réduire le nombre de licenciements contraints. On pourrait s’acheminer, suivant la direction à un plan concernant 150 à 200 licenciements secs.

Dans un communiqué, la CGT quant à elle, dit avoir “pris acte de l’annonce de la trentaine de suppressions de postes annulés”, mais elle considère à juste titre que “les mesures apportées sont loin de la demande exprimée par les organisations syndicales et validée par les salariés”. La centrale reste sur un objectif logique de zéro licenciement contraint.

La feuille de route prévoit maintenant une rencontre mercredi, entre l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT et SUD) et les ministères de l’Économie, des Finances et du Travail. Une nouvelle réunion de négociations est prévue le 26 août. Rappelons qu’il s’agit du second plan social de Renault Trucks en à peine un an.

Photo de : Mulligan2001

Coup de gueule

La branche pharmaceutique des laboratoires Pierre Fabre connait un tournant délicat dans son activité contrairement à la branche esthétique qui fleurit comme jamais. Un plan social a donc été annoncé au mois de décembre de l’année dernière pour cette partie de l’entreprise, entraînant de nombreuses négociations entre la direction et les représentants des employés.

Samedi, une manifestation rassemblant quelques centaines de salariés s’est déroulée à Castre pour lutter contre le plan social proposé par la société pharmaceutique Pierre Fabre. Cette partie reste le berceau de l’entreprise ainsi que la partie la plus touchée par le plan social, d’où la manifestation.  C’est derrière des banderoles inquiétantes qu’ils se sont présentés. Un moyen pour eux de montrer la teneur de leur inquiétude sur leur avenir. C’est en effet plus de 500 emplois qui sont menacés par le plan social en question.

Cela fut également un moyen de pression sur la direction qui reste cependant favorable à toutes discussions qui pourraient s’avérer constructives. La demande des syndicats pour cette mobilisation restait simple : l’entreprise ne doit pas laisser en reste tous ces employés qui ont consacré leur carrière au succès comme au déclin de la branche pharmaceutique du laboratoire sous peine que leurs compétences ne correspondent plus à ce que la société recherche.

Coup de gueulePolitique

Les syndicats de Radio France : CFDT, SNJ et UNSA ont fait un appel à grève de 24 heures pour la journée de jeudi cette semaine. Pour cause, la menace d’une réduction d’effectif très drastique au sein de l’entreprise. Les points essentiels.

C’est la deuxième fois en ces quelques mois que les syndicats de Radio France font un appel à la grève, la première ayant été au mois de février. Le mot d’ordre adopté pour cette nouvelle grève sera donc « Refuser l’asphyxie budgétaire, le déclin de l’entreprise, et une régression sociale sans précédent ». En effet si pour la première grève, la SUD s’inquiétait sur la baisse de la masse salariale, cette fois-ci c’est la réduction draconienne des effectifs qui plane sur le personnel de Radio France.

C’est ainsi pour éviter de telles situations que les différents syndicats ont décidé de lancer un appel à la grève. Selon eux, le PDG devrait les défendre davantage au risque de causer un plan social qui aurait des conséquences désastreuses. Il reste intéressant de savoir vu la situation que le budget de l’année 2015 a été adopté en fin janvier et que ce dernier est déficitaire de plus de 21 millions d’euros. Une première fois dans l’histoire de l’entreprise.

EconomiePolitique

Contestant un plan de sauvegarde de l’emploi insuffisant, plus de 200 salariés de Seita protestaient mardi devant le siège du cigarettier à Paris. Les conditions du plan social étaient alors annoncées et négociées avec les syndicats lors d’un comité central extraordinaire ce même jour.

Ainsi, comme prévu au mois d’avril, le plan de sauvegarde de l’emploi du groupe Seita devrait se traduire par la fermeture de l’usine de Carquefou, près de Nantes, la fin du centre de recherche de Bergerac (Dordogne), ainsi que des suppressions de postes à Fleury-les-Aubrais (Loiret) et au siège. Au total, 366 suppressions nettes d’emplois sur 1.150 sont prévues, soit près du tiers des effectifs.

Des salariés de la Seita sont donc venus de toute la France pour exprimer leur mécontentement et manifester devant le siège de la filiale d’Imperial Tobacco à Paris dans le 14ème arrondissement. Comme le souligne Eric Comparot, délégué central CGT, “les salariés voulaient tous venir. C’est très tendu, il n’y a pas de volonté d’apaisement de la direction qui a refusé toute discussion”.

Sébastien Torre, salarié du groupe, estime quant à lui que ce plan est inacceptable alors que l’entreprise fait des bénéfices. “Le groupe réembauche en Pologne près de 150 personnes pour faire la même chose que nous. C’est une délocalisation masquée”, selon ce salarié.

Alors qu’Imperial Tobacco avait déjà supprimé plus d’un millier d’emplois en 2008 lors de la reprise de l’ex-régie publique des tabacs, le groupe, quatrième mondial sur le marché, a annoncé en février un résultat net en recul de 6% et un plan d’économies de 300 millions de livres (365 millions d’euros).

Crédits photo : Fabien1309