Politique

Cette année, le thème de la Journée mondiale sans tabac, qui s’est tenue le 31 mai, était le paquet de cigarette « neutre. » L’occasion de revenir sur une mesure qui n’en finit pas de diviser quant à son efficacité et aux conséquences de son adoption. Les buralistes, tout particulièrement, craignent pour leurs emplois.

Sensibiliser, voilà quel a été le mot d’ordre des autorités sanitaires lors de la dernière Journée mondiale sans tabac. Et au vu des chiffres des morts dues à la consommation de cigarettes, ce leitmotiv a du sens. Sauf que, cette année, la priorité était à la promotion du paquet neutre et que cette mesure n’est absolument pas faite pour sensibiliser ou prévenir mais bien pour stigmatiser et punir les fumeurs, tout en nuisant à l’activité des buralistes. Une contradiction de plus en termes de santé publique…

Pour rappel, le paquet neutre est un emballage sans couleur ni logo de marque. Neutre, donc, à ceci près qu’il est recouvert sur 65 % de sa surface par des photos chocs et des messages sanitaires. Son arrivée sur le marché se fait progressivement depuis le 20 mai dernier, et à partir du 1er janvier 2017, seuls les paquets sans logos seront autorisés à la vente chez le buraliste.

Les raisons avancées par ses partisans sont simples : « Le conditionnement neutre rend les produits du tabac moins attrayants. Il en fait disparaître le glamour, ce qui est souhaitable pour un produit qui tue », explique le Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. Pourtant, la réalité est plus complexe. Des études d’éminents instituts tels que de la société de conseil London Economics, le cabinet KPMG ou encore celle de l’université de Zurich ont prouvé que dans le seul pays où cette mesure a été appliquée – l’Australie – le nombre de fumeurs n’a en réalité pas diminué. Les louanges du paquet neutres s’appuieraient en effet sur une réussite « spéculative » d’après le professeur Sinclair Davidson, professeur et chercheur émérite de la RMIT University. Un avis partagé par le docteur Alan Moran, qui rappelle que les chiffres avancés pour justifier le paquet neutre ne prennent pas en compte le déclin naturel et continu observé depuis plusieurs années dans la consommation nationale de tabac. « En réalité, 2013, l’année qui a suivi l’arrivée du paquet neutre (en Australie) est la première année où le nombre de fumeurs adultes a augmenté. »

Ce phénomène a été expliqué par la recherche comme un effet de rejet d’une politique de santé publique jugée comme trop répressive par les fumeurs. En effet, l’Australie s’est illustrée comme un des pays les plus répressifs en matière de tabagisme, avec un historique chargé où le gouvernement a multiplié les mesures fortes : publicité interdite dans les médias en 1990, messages de prévention sur les paquets en 1995, photos de prévention en 2006, interdiction d’exposer les produits dans les points de vente en 2010, puis paquet « neutre » en 2012 – sans compter les augmentations incessantes et spectaculaires du prix du paquet, qui plafonne aujourd’hui à plus de 16 euros pour la marque la plus vendue. Cette montée en puissance a créé un sentiment de frustration – sinon d’exaspération – chez les consommateurs, qui ont fini par ne plus écouter les mises en garde des pouvoirs publics. On peut par exemple citer l’étude menée par le département d’addictologie de l’University of Illinois (États-Unis) : « Nous avons tout d’abord remarqué que les personnes (fumeuses ou non) n’aimaient pas ces visuels choquants, explique Nicole LaVoie. Confrontés à ces images, les volontaires avaient l’impression d’être privés de leur liberté de choix, d’être manipulés par les autorités (…) Cette impression négative peut paradoxalement provoquer un effet boomerang. »

Rien n’y fait. Margaret Chan n’en démord pas. Selon elle, le paquet neutre « freine la publicité et la promotion du tabac. Il limite les emballages et les étiquetages trompeurs et il augmente l’efficacité des mises en garde sanitaires ». Là encore c’est raté : la publicité pour le tabac est interdite en France depuis la loi Evin du 10 janvier 1991. De l’histoire ancienne, donc. Pire encore, la mesure ne convainc pas l’ancien champion de la santé publique en France. Pour Claude Evin, le paquet neutre « n’est pas une mesure qui incite à l’arrêt du tabac. » Sans appel, on pouvait lire dans les colonnes du JDD l’inquiétude de l’ancien ministre : « A titre personnel, je n’y crois pas. Si un fumeur n’a pas décidé d’arrêter, paquet neutre ou pas, il ira acheter ses cigarettes. » A cette mise en garde il faut ajouter celle des professionnels du secteur, les buralistes, qui mettent en avant un autre aspect du problème, celui du manque de symétrie de la mesure entre la France et les autres pays européens : « On n’est pas en train de dire qu’il ne faut pas lutter contre le tabagisme. On est juste en train de dire que les buralistes français ont le droit d’être traités de façon aussi équitable que le reste de l’Europe. Chez nous le paquet neutre, de l’autre côté des frontières, ce sera la directive européenne », rappelait Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, au micro de Jean-Jacques Bourdin. Une directive européenne qui se contente d’imposer la présence de messages sanitaires.

Par ailleurs, Bernard Gasq, président de la Fédération des buralistes d’Ile-de-France, nous explique que la situation économique des buralistes n’a jamais été aussi catastrophique : « Le paquet neutre va pousser les consommateurs à se fournir dans les pays frontaliers tels que la Belgique, le Luxembourg, l’Italie ou l’Espagne. (…) Nous risquons une baisse des ventes de 50%. »

Déjà aux abois, la profession n’a pas besoin de ça : « aujourd’hui il y a 25 500 buralistes en France, qui reçoivent chaque jour 10 millions de clients. C’est 22 000 buralistes de moins qu’il y a 13 ans, soit 22 000 petites entreprises disparues. » Aussi, ce dernier appelle à des mesures « pour nous constituer de nouveau une trésorerie et amener les banques à nous faire confiance.  Car actuellement, les établissements bancaires ne croient plus en nos projets à cause du paquet neutre. » Et cette crainte est fondée, car le paquet neutre s’accompagnera d’une explosion du marché noir selon les experts. Selon la dernière une étude de KPMG, le marché parallèle des cigarettes en France a atteint le niveau record de 27,1% en 2015, contre 26,4% en 2014, soit une hausse de 770 millions de cigarettes. Depuis deux ans, la France est ainsi le premier pays européen pour la consommation de tabac illicite avec 9 milliards de cigarettes consommées en 2015 provenant de la contrebande et de la contrefaçon. Avec un paquet unique et facile à imiter, cette pratique ne pourra qu’exploser – comme ça a été le cas en Australie. Des perspectives qui font réfléchir sur la pertinence des louanges qui ont été faites à propos du paquet neutre lors de cette Journée mondiale sans tabac.

Coup de gueulePolitique

Créée pour faire perdurer l’esprit de la conférence de Brazzaville de 1988, l’ONG entend promouvoir la résolution pacifique des conflits et la sauvegarde de l’environnement. En tant que président de cette organisation, l’homme d’affaires Jean-Yves Ollivier s’est confié entre autres aux micros d’Afk Insider…

Dans son dernier ouvrage, Nouvelles Guerres. Etat du monde en 2015, le professeur de Sciences Po Paris, Bertrand Badie, recommande « une révision drastique du traitement des conflits, tant au plan militaire que diplomatique ».

De même, Jean-Yves Ollivier propose également un renversement d’approche dans une chronique du HuffingtonPost intitulée, Sanctions économiques: l’argent est-il le nerf de la paix?

Au lendemain du « Protocole de Brazzaville, fondement de la nouvelle Afrique australe », le président de la Brazzaville foundation  n’a de cesse de rappeler l’importance de la stabilité des régimes pour maintenir les conditions de la paix…

A l’occasion des troubles au Burkina Faso, il affirmait par exemple dans le Nouvel Obs : « Est-ce assez pour conclure qu’un pouvoir qui dure est nécessairement un pouvoir dur, voire une dictature ? Autant faire l’éloge de la “valse des cabinets” »…

C’est pourquoi, dans ce contexte troublé, l’homme d’affaires français appelle les responsables politiques à la raison, en favorisant ce qu’il appelle « un échange politique compréhensif ». Un message assez iconoclaste en ces temps de nouvelle guerre froide et de conflits en Afrique…

Il y a quelques jours, Mikhaïl Gorbatchev évoquait en effet sa crainte d’un conflit international à l’agence interfax : « je ne suis pas en mesure de déclarer avec assurance que la Guerre froide ne va pas tourner à une véritable guerre. J’ai peur qu’ils (les Américains) en prennent le risque »…

Coup de gueule

Le budget 2015 de la Grèce qui a été voté par le Parlement dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 décembre a largement été critiqué par la population. Des manifestations ont eu lieu dimanche soir devant le Parlement à Athènes pour dénoncer la poursuite de la politique d’austérité instaurée par la Troïka UE-BCE-FMI.

Les nouvelles mesures budgétaires, votées à 155 voix pour et 134 contre, sont tout de même moins sévères que celles recommandées par les créanciers du pays. Ces allègements ne sont pas compatibles avec les demandes de la Banque Centrale Européenne, de la Commission Européenne et du Fonds Monétaire International qui insistent sur le fait que la Grèce doit encore trouver deux à trois milliards de recettes.

Ce budget n’est donc ni accepté par la population ni par la Troïka. Hors sans l’aval de cette dernière, le pays ne touchera pas la dernière tranche d’aides européennes obtenues lors du deuxième plan de sauvetage en 2012, soit 1,8 milliard d’euros. Les Grecs redoutent donc une prolongation du mémorandum à cause du budget 2015.

Plusieurs manifestations ont eu lieu tout au long de week-end. Samedi soir, une marche en mémoire d’Alexis Grigoropoulos, tué à l’âge de 15 ans par un policier, le 6 décembre 2008 à Athènes a été organisée. Cette marche a tourné à l’affrontement, la police a procédé à 296 interpellations et 43 déferrements à la justice. Dimanche soir, c’est en réponse à l’appel des syndicats et des partis de gauche que les participants ont manifesté contre la politique d’austérité dans les rues d’Athènes. La situation de la Grèce devrait être au cœur des préoccupations de la réunion des ministres des finances de la zone euro ce lundi 8 décembre.

Crédits photo : Ggia

Politique

Les dernières interventions militaires se sont-elles toujours révélées conformes aux intérêts de la nation ? En France, l’article 35 de la constitution prévoit que le président décide de l’engagement des forces armées. Pour quels motifs le chef de l’Etat s’est-il engagé sur l’Ukraine, au Mali, ou encore en Centrafrique ? Alors que le chef de l’Etat est de plus en plus impopulaire, de nombreuses personnalités interpellent François Hollande sur le choix de la politique étrangère. De l’apparition malheureuse du droit d’ingérence de Bernard Kouchner sur France 2, aux mots durs de Jean-Yves Ollivier contre la diplomatie de l’émotion, en passant par les constats lucides de Dominique de Villepin, les décisions du conseil de défense du 25 septembre sur le conflit au Moyen Orient sont ouvertement contestées.

Sur le plateau d’On N’Est Pas Couché, l’ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait accepté de revenir sur la notion d’ingérence, peut-être pour mieux expliquer la décision de soutenir les Etats-Unis dans leur coalition en Irak et en Syrie… Aymeric Caron, l’animateur bien connu  du PAF pour son impertinence, a préféré mentionner de vieux dossiers plutôt que de servir la soupe à la propagande d’Etat. Pendant les questions de la seconde journaliste, le fondateur de Médecins sans frontières aura tout de même pu scander : « on ne peut pas rester indifférent à la barbarie » ! Un bon slogan pour suivre la politique belliciste  américaine.

Sur d’autres canaux de communication, des voix dissidentes comme celle de Dominique de Villepin ont critiqué la stratégie géopolitique de l’Elysée. Dans une part d’autocritique, le second locataire du Quai d’Orsay et ancien Secrétaire Général de la présidence considère  « qu’il serait temps que les pays occidentaux tirent les leçons de l’expérience. Depuis l’Afghanistan, nous avons multiplié les interventions militaires, pour quel résultat? Il y avait en 2001 un foyer de terrorisme central? Un. Aujourd’hui? Une quinzaine». La plus haute autorité de l’Etat dispose d’une compétence réservée sur les questions de défense, et pourtant elle adopte souvent une attitude suiviste à l’égard de la ligne diplomatique outre-Atlantique.

Dans une chronique du Nouvel Obs, Jean-Yves Ollivier se demande : « Que se passera-t-il si, demain, la place Rouge se transforme en un autre Maïdan envahi par les supporteurs subventionnés des valeurs occidentales » ? L’ancien collaborateur de François Mitterrand et de Jacques Chirac incarne ainsi le scepticisme qui gagne l’opinion. En effet, la 13è étude des Transatlantic Trends, publiée le 10 septembre 2014, nous enseigne « qu’une majorité d’Américains (53%) désapprouve la politique étrangère de Barack Obama » et que « le soutien européen à cette politique, bien que toujours majoritaire, a baissé de 5 points depuis 2013 (passant de 69% à 64%) ».

Politique

Obama et Hollande : première rencontre diplomatique

Mardi à la Maison Blanche, les deux chefs d’états ont rendu public leur volonté de faire plus de choses ensemble afin de trouver des solutions aux divers problèmes de ce monde. François Hollande et Barack Obama ont déclaré qu’ils s’unissent pour mieux relever les défis ; entre autres lutter contre le terrorisme ou encore le changement climatique. Cet entretien politique et diplomatique ont permis aux deux dirigeants de démontrer qu’il y a toujours une alliance durable entre La France et les États-Unis.

C’est avec la plus grande joie que le président d’Amérique a accueilli François Hollande sur son territoire. Huit années se sont écoulées depuis la dernière visite d’un chef d’états français aux États-Unis. En 1996, Jacques Chirac a été le dernier dirigeant français à être reçu. Les deux hommes politiques ont également précisé qu’ils s’unissent pour combattre la prolifération des armes nucléaires et chimiques, trouver une solution concernant les crises du Proche-Orient, aider le continent africain à se développer et agir contre le réchauffement climatique.

Politique

Selon Bernadette Chirac, Sarkozy sera candidat en 2017

L’ancienne première dame de France prévoit le retour imminent de Nicolas Sarkozy au sein de la politique. Selon Bernadette Chirac, l’ancien président de France proposera sa candidature aux prochaines élections présidentielles 2017. Madame Chirac soutient l’homme politique plus que jamais.

Rappelons-nous qu’elle a toujours épaulé celui qui a jadis été le successeur de son époux. Plus encore, elle avait témoigné son intérêt pour le parti rouge lors des deux précédentes campagnes élyséennes. D’ailleurs, lors de son entretient à Nice-Matin, Bernadette Chirac a précisé être « sarkozyste ».

La femme de l’ancien président Jacques Chirac a tenu uniquement des propos très positives à l’égard de son « protégé » : « c’est quelqu’un de très intelligent. Il est rapide, travailleur et joyeux… C’est quelqu’un d’une grande bonté ».

Cependant, il s’avère que Nicolas Sarkozy pense fonder un nouveau parti politique, car il ne souhaite pas être associé à l’UMP qu’il a présidé durant les années 2004 à 2007.

Coup de coeurEconomiePolitique

Une conférence qui va au détriment de François Hollande

Dans quelques heures, le chef de l’État donnera sa troisième grande conférence de presse de son premier mandat. En essayant d’axer le thème sur l’économie française, le Président ne pourra pas échapper aux questions qui empièteront sur sa vie privée. Des questions auxquelles il doit répondre face aux caméras, au gouvernement et à un auditoire plutôt intéressé.

Un des moments les plus palpitants de la carrière d’Hollande, puisque les médias lui feront surement passer quelques heures « pénibles ». Quoi qu’il en soit, au Président d’appuyer ses déclarations concernant le « pacte de responsabilité » qu’il entend soumettre pour cette nouvelle année.

Des questions sur la vie privée du Président, certes, mais les questions liées sur la fiscalité et l’emploi n’en demeurent pas moins. Toutefois, une opportunité pour le chef de l’État d’apporter quelques précisions sur ses objectifs et de détourner, en quelque sorte, l’attention de son auditoire.

Vie politique de l’État et vie privée du Président en seront un sujet d’actualité plus qu’intéressant pour l’assistance. En fait, les pronostics montrent une tendance plutôt néfaste pour Hollande pour cette conférence de presse, dans son quinquennat. C’est à François Hollande de défendre sa cause et de faire tourner la situation en sa faveur.

Politique

Prise de position – Déclaration d’Eva Joly – Jeudi 27 Octobre 2011 – Sommet de Bruxelles : une cautère sur une jambe de bois

« Je suis très inquiète, le dernier sommet ne change rien à la situation. Encore un sommet « petit bras » . Nicolas Sarkozy et Angéla Merkel naviguent à vue, loin des enjeux réels de la crise de la zone euro. Dans quelques semaines,malgré les effets d’annonce et la dramatisation du sommet de Bruxelles, les spéculateurs continueront leur travail de sape. Le Fonds Européen de Stabilité Financière ne sera pas suffisant pour protéger l’Italie ou l’Espagne.

Rien n’a été décidé pour interdire les paradis fiscaux, aller vers une harmonisation fiscale, créer un Trésor Européen, renforcer le fédéralisme européen ; Rien n’a été décidé pour rompre avec un système qui continue à spéculer sur les dettes souveraines, interdire les CDS, les ventes à découvert et les ventes sur les marchés de gré à gré.»

Ce qui frappe dans les choix répétés des dirigeants européens c’est leur myopie, leur hypocrisie, leur veulerie. Les banques privées, si elles renoncent à une part de leurs créances sur l’Etat Grec, seront en contrepartie recapitalisées à grand flots d’argent public, sans qu’aucune réforme du système financier et bancaire n’ait été mise en place et après que les banques aient annoncé de confortables profits et de juteux bonus. La contrepartie du FESF à 1000 milliards d’euros est la mise en place des politiques d’ajustement structurelles, c’est-à-dire l’austérité dans les pays qu’il aiderait et la vente à la découpe de l’Europe à la Chine alors même que nous devrions protéger l’Europe en instituant une préférence sociale et environnementale aux frontières de l’Union.

Alors que l’Europe s’enfonce dans une crise durable, les dirigeants européens jouent l’avenir du peuple européen à qui perd gagne. On applique à l’Italie la même recette qu’à la Grèce, alors que nous savons que cela conduit à un échec. La stratégie suicidaire, de l’austérité est une impasse qui amène inéluctablement à la récession. Les solutions évoquées par les dirigeants européens ne sont ni à la hauteur pour arrêter la spéculation sur la dette souveraine, ni à la hauteur pour relancer l’Europe. »

source article : http://evajoly2012.fr

Politique

Livre : François Hollande – Itinéraire secret – Serge Raffy

On le surnommait le Grand Méchant Mou, Flamby. Il a perdu du poids et pris de l’épaisseur. Il ne faut pas se fier aux apparences : François Hollande est tenace et increvable.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, l’homme qui se rêvait président n’a pas vu venir la comète Ségolène et s’est fait doubler par sa propre compagne. Le choc fut rude. Il a survécu et s’est reconstruit, jour après jour. “Le petit boutiquier” du Parti socialiste, le “manœuvrier” qui considérait la politique comme un distrayant jeu de go, s’est émancipé de toutes ses chaînes. Il a refait sa vie.

Et son capital politique. Il y a un mystère Hollande. D’où lui vient cette ténacité ? Qui est vraiment ce Corrézien d’adoption dont les origines familiales se perdent dans le Pas-de-Calais, pays des mines et des corons ? Serge Raffy dévoile ce que dissimule l’éternel sourire débonnaire de cet héritier de Mitterrand. En dépit de son slogan, ce rescapé de la politique est tout sauf un “homme normal”.

Livre disponible à la Fnac

Politique

Livre : La République des mallettes – Pierre Péan

Les mots de l’éditeur :

La démocratie est-elle en train de tuer la démocratie, à bas bruit ? L’actualité a égrené depuis quinze ans des scandales politico-financiers sans que nous ne puissions en comprendre la logique, s’il devait même y en avoir une. Après plus d’un an d’enquête, au cours de laquelle de très nombreux acteurs, jusqu’au sommet de l’État, ont accepté de lui parler, à condition que cela soit souvent en « off », Pierre Péan met au jour bien des aspects passés inaperçus sur les activités dans les zones grises de l’État. Dans toutes ces affaires, un seul enjeu : constituer un « trésor de guerre », en vue de la campagne présidentielle suivante.

À chaque fois, il s’agit de tirer la manne des grands contrats civils ou militaires. Le durcissement de la législation sur le financement des partis a accouché d’un monstre : désormais, la pratique des rétrocommissions est devenue la règle d’un certain commerce international d’État. Cette « République des mallettes » a pris le pas sur l’État démocratique. Son fonctionnement et les décisions les plus stratégiques du pays semblent aiguillonnés, plutôt que par l’intérêt national, par le souci de perpétuer ce système et de le rendre le plus fluide possible par la constitution d’une oligarchie restreinte occupant les postes « stratégiques » : à la tête des grandes entreprises à capital public, à l’Élysée et dans les ministères régaliens. Une oligarchie pour qui l’argent est devenu roi. À travers l’incroyable itinéraire de l’un des « facilitateurs » de ce système, personnage au passé des plus troubles, Pierre Péan démonte une à une les pièces d’un mécanisme qui, si nous n’y prenons garde, finira par ronger le système démocratique français, comme c’est déjà le cas en Russie ou en Italie.

Pierre Péan est enquêteur-écrivain. On lui doit notamment Affaires africaines (1983), Une jeunesse française (1994) et Le Monde selon K. (2008). Il a publié dernièrement aux éditions Mille et une nuits Carnages.

Livre disponible à la Fnac