Coup de coeur

Des physiocrates à Thomas Piketty, la France a toujours bénéficié des conseils de bons économistes. Aujourd’hui, l’enseignement de la discipline économique fait encore partie des facteurs d’attractivité de notre pays pour Sandrine Martos, Christophe Mazurier et Jean Tirole. Toutefois, Edouard Husson et Jean-Michel Huet ne partagent pas leur avis sur les performances des formations des jeunes Français.

La conseillère en insertion professionnelle, Sandrine Martos, rappelle que dans le monde universitaire,  la filière droit, économie et gestion affiche les meilleurs résultats. En effet, selon une enquête du ministère de l’Education Nationale sur l’accès à l’emploi, « les diplômés de master en droit, économie et gestion s’en tirent mieux que leurs camarades des filières lettres, langues et arts ». A la suite de ces résultats, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso a ainsi déclaré : « ça vaut la peine de faire des études à l’université ».

Dans les formations élitistes des grandes écoles, la France affiche aussi une belle réussite avec les écoles de commerce. Comme le précise l’un des directeurs du groupe CM-CIC, Christophe Mazurier, dans le classement des meilleures formations en Finance au monde publié par le Financial Times, « le top 15 est occupé par pas moins de 6 écoles françaises, dont une sur la plus haute marche du podium ». Sans tomber dans l’angélisme, il souligne que cet indicateur est un motif d’espoir pour le dynamisme futur de la France, avant de préciser qu’il importe désormais d’offrir à nos jeunes des perspectives de carrières et de rémunérations attractives afin de maintenir les meilleurs éléments sur notre territoire à la fin de leurs études…

Dernièrement, c’est le prix Nobel Jean Tirole qui a été récompensé pour l’ensemble de son action en faveur de l’enseignement supérieur. En reprenant la Toulouse School of Economics (TSE), fondée en 1980 par l’économiste Jean-Jacques Laffont, il a fait en sorte que la recherche française rivalise avec des institutions comme LSE, Oxford, ou même Princeton. Aujourd’hui, son établissement « pointe au 11e rang du dernier classement RePEc (Research Papers in Economics), basé sur le nombre et la qualité des publications scientifiques ». Avec son réseau de Polytechnicien, il a réussi une levée de fonds de 33 millions d’euros, et s’apprête à recommencer grâce à la nouvelle visibilité obtenue avec le prix Nobel…

Pourtant malgré ces signaux positifs, l’Institut Montaigne vient de publier une étude alarmante sur la concurrence internationale au sein des écoles de commerce. Pour les auteurs, Jean-Michel Huet, partner chez Bearing Point, et Edouard Husson, ancien directeur général d’ESCP Europe, « ces champions de notre enseignement supérieur semblent avoir atteint les limites de leurs performances »… Selon eux, les écoles françaises ne disposeraient pas des moyens suffisant (sauf HEC et INSEAD) pour se hisser au niveau de leurs concurrentes anglo-saxonnes, dans le domaine de la recherche notamment.

Actualités

nucleaire-allemagne.jpg Avec la hausse des prix de l’énergie et le réchauffement climatique, le nucléaire est souvent présenté comme la solution alternative par excellence. Pourtant de nombreuses oppositions savent se faire entendre dès lors qu’il s’agit d’avancer vers cette énergie décarbonée. D’abord bien acceptés, les mouvements de contestation s’opposent aujourd’hui à l’atome sans vraiment que l’on comprenne pourquoi… Faut’il vraiment rappeler quels sont les intérêts du nucléaire ?

Le nucléaire contre le réchauffement climatique

La France organise en 2015 la conférence des Nations Unies sur le climat, elle souhaite à ce titre incarner la nation de « l’excellence environnementale ». Pour y parvenir, elle devra non seulement tenir ses objectifs européens mais surtout se montrer ambitieuse dans la poursuite de ses efforts. En effet, le réchauffement climatique est un phénomène global qui ne fait pas de distinction selon les frontières… Afin d’infléchir la position de ses voisins et même de ses partenaires plus lointain, la France doit approfondir ses efforts, or le nucléaire est une énergie qui n’émet pas de CO2. Toute tentative de réduire la part du nucléaire pourrait dangereusement affecter cet objectif…

Le nucléaire contre la précarité énergétique

Au plein milieu de l’hiver, plusieurs millions de ménages sont confrontés à la situation de la précarité énergétique. Sous le double effet de la stagnation du pouvoir d’achat et de la hausse des prix de l’énergie, de plus en plus de Français doivent renoncer à se chauffer pour des questions budgétaires. Les parlementaires ont d’ailleurs prévenu l’Elysée : la réduction de 75 à 50% de la part du nucléaire dans notre mix-énergétique va nécessairement induire un « choc énergétique »… Malgré ces avertissements, le projet de loi sur la transition énergétique ne devrait pas infléchir la position du gouvernement…

Le nucléaire contre le déficit commercial

Pourtant les responsables socialistes ont conscience de l’atout que représente notre filière nucléaire. Du fait de l’expertise française, nos industriels sont très souvent sollicités hors de nos frontières. Que ce soit Arnaud Montebourg en Chine, ou François Hollande au Brésil, les responsables politiques félicitent la contribution de ces entreprises au rétablissement de notre balance commerciale. Les professionnels ont récemment décidé d’organiser un salon, sur le modèle du Bourget afin de mieux exposer notre savoir-faire à l’international !