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Cette demande d’aide de la Bolivie de la part d’Israël aurait pour but de lutter contre un supposé « terrorisme » d’extrême gauche

On possède encore peu de précisions sur cette situation. On sait principalement ce que le ministre de l’intérieur Arturo Murillo a déclaré à la presse ; la police bolivienne serait en train d’enquêter sur des militants d’extrême gauche radicaux. Ces enquêtes feraient suite aux vagues de manifestations après le coup d’État contre la présidence de Evo Morales.

Les putschistes renforcent leurs alliances internationales

La lutte contre le « communisme » est un classique des politiciens d’extrême droite, particulièrement en Amérique latine. Ce n’est donc pas si surprenant que le gouvernement putschiste de Bolivie pointe cet ennemi intérieur du doigt. Dans sa déclaration le ministre a précisé qu’ils enquêtaient sur des militants d’extrême gauche liés à des trafiquants de drogue. Cependant le ministre de l’intérieur accuse également le gouvernement vénézuélien de tenter de déstabiliser le pays.

L’arrivée de Jeanine Anez au pouvoir a vu un renforcement des liens avec les États-Unis et Israël. L’extrême droite sait reconnaître ses alliés à l’international. De plus, des centaines de médecins cubains et de diplomates vénézuéliens ont été expulsés. Des unités de police anti-terroristes ont également été mises en place. C’est notamment pour aider à former ces unités que Murillo demande l’aide d’Israël. L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir par un putsch ne semble décidément pas inquiéter grand monde sur la scène internationale. Il semble assez évident que ces forces de police vont être utilisés pour réprimer leurs opposants ; près de 30 personnes ont déjà été tuées par la répression au cours de manifestations.