Politique

Philippe Vardon sera le candidat du Rassemblement National pour les élections municipales de Nice. L’homme est aussi le cofondateur du Bloc Identitaire ; un mouvement violemment islamophobe. Cependant Vardon a une longue et sulfureuse histoire politique derrière lui.

L’individu a appartenu à la mouvance skinhead d’extrême droite ; il était par exemple membre du groupe de Oi « Fraction». Une de leur chanson avait été interdite pour la violence raciste de ses paroles appelant au meurtre des « sionistes », « marxistes » et « cosmopolites ». Les individus ont échappé à la condamnation suite à un vice de procédure.

Vardon était également membre du groupe nationaliste-révolutionnaire « Unité Radicale ». Rappelons que ce groupe a été dissous en 2002 suite à la tentative d’assassinat de Jacques Chirac par un de ses membres.

Suite à la dissolution Fabrice Robert et Phillipe Vardon fondent successivement les Jeunesses Identitaires et le Bloc Identitaire. Ces derniers sont à l’origine de nombreuses rixes et coups de communication islamophobes.

Un choix paradoxal

L’arrivée de Vardon au Rassemblement bleu Marine en 2013 avait tout d’abord été refusé par Gilbert Collard avant que Marine Le Pen finisse par l’accepter. Quelques années après le militant d’extrême droite de 39 ans est candidat aux municipales d’une ville de 340 000 habitants. On a du mal à comprendre comment un tel individu a pu trouver sa place dans la stratégie de dédiabolisation du parti.

Aujourd’hui le RN fait le choix de mettre l’accent sur la réforme de l’ancien skinhead, sur son parcours difficile et sa transformation en militant sérieux. L’homme est pourtant connu pour sa violence dans le milieu d’extrême droite.

L’avantage de Philippe Vardon est qu’il est connaît la ville  de Nice. Il s’y est déjà présenté à deux reprises au élections municipales et est un bon communicant. Les échecs successifs du Rassemblement National à prendre cette ville de droite peuvent expliquer ce pari d’utiliser un candidat sulfureux mais efficace.