Coup de gueule

Le projet de taxation des transaction financières initié par la Commission européenne et voté par 11 pays européen devait être mis en place dès cette année. Or, son entrée en vigueur a une nouvelle fois été repoussé jusqu’à 2016 au regard des nombreuses contestations dont il fait l’objet. Un nouveau report difficile à comprendre lorsque l’on estime combien une telle taxe pourrait rapporter à l’Etat français. De quoi oublier la rigueur pour quelques années…

En effet, la taxe sur les transactions financières qui prévoit de taxer les actions et les obligations à hauteur de 0,1%, et celles sur les produits dérivés à 0,01%, éprouve bien des difficultés à être mise sur pieds en Europe. Pourtant, les recettes pour le gouvernement seraient conséquentes. D’après une étude réalisée par le cabinet SIA Partners pour ‘Challenges’, l’Etat français gagnerait jusqu’à 24,4 milliards d’euros par an, soit davantage que les 21 milliards d’euros d’économies que souhaite réaliser le gouvernement l’an prochain.

Selon la fourchette basse d’estimations, Bercy pourrait tout de même récupérer 15 milliards d’euros. Pour effectuer cette estimation, le cabinet s’est basé sur une étude d’impact de la Commission européenne qui table sur une chute de 15% des échanges d’obligations et d’actions et de 75% sur les dérivés, suite à la mise en place de la mesure. Le cabinet SIA a même été jusqu’à anticiper une division par deux. Dans ce cas, la TTF rapporterait tout de même 9,6 milliards d’euros à la France.

Crédits photo : ATTAC France