Coup de gueule

Le chef de l’exécutif régional Artur Mas a annoncé cette semaine devoir annuler le référendum sur l’indépendance de la Catalogne qui devait avoir lieu le 9 novembre prochain. Si une consultation symbolique reste maintenue, celle-ci n’aura aucune incidence en cas de victoire du oui. Le gouvernement régionale a en effet dû se plier à la volonté du gouvernement espagnol et de la justice.

Le référendum d’autodétermination régionale n’aura finalement pas lieu. Les indépendantistes catalans ont cédé face aux refus associés de Madrid et de la justice. Le décret qu’il avait signé autorisant le référendum du 9 novembre avait été «suspendu» par le Tribunal constitutionnel fin septembre et dans la pratique, les autorités espagnoles n’auraient pas permis la tenue de cette consultation, jugée par Madrid «illégale» et «insensée».

Une déception alors que le mouvement pour l’indépendance de la région semblait largement suivi par une grande partie de la population. Plaidant le “droit à décider”, plus d’un million et demi de manifestants s’étaient retrouvés dans les rues de Barcelone le 11 septembre dernier pour réclamer le droit de s’exprimer par les urnes.

Artur Mas a toutefois souhaité maintenir une consultation publique organisée officiellement dans les 950 municipalités de la Catalogne par des associations citoyennes, et non par des autorités catalanes qui s’exposeraient alors à des sanctions judiciaires. Une consultation qui “n’aura pas l’once d’une légitimité” pour le chef du gouvernement Mariano Rajoy, mais qui pourtant pourrait être des plus irritantes en cas d’une tendance prononcée pour l’indépendance.

Politique

La vice-présidente PS de la région Ile-de-France, chargée du logement, avouait le 18 février dernier occuper un logement social en face du Ministère des Finances. Michèle Sabban qui avait pourtant accusé son petit camarade écologiste, Jean-Vincent Placé, de profiter de son statut d’élu, prouve que la probité n’est pas la vertu première des socialistes…

Le logement social pour les happy few :

Alors que la fondation Abbé Pierre dénombre dans son rapport sur le mal-logement en 2014 1 735 000 ménages en attente d’un logement social, la responsable socialiste occupe depuis plus de dix ans un appartement « cosy » de 70m2 pour un loyer d’environ 1200 euros. D’après les chiffres avancés par le journal Marianne, la conseillère régionale du Val-de-Marne toucherait pourtant près de 48 000 euros de revenus annuels ; on comprend mieux pourquoi il peut lui apparaitre pénible « de devoir se mettre à poil »…

Il y a toujours pire ailleurs…

Après l’hébergement de Jean-Pierre Chevènement, c’est la responsable des logements sociaux qui se réserve donc directement un petit pied-à-terre en dessous des prix du marché. Désormais elle oblige Anne Hidalgo à monter au créneau en rappelant « qu’aucun conseiller de la capitale ne doit être locataire d’un logement attribué par la Ville, sauf exception étudiée par une commission de déontologie ». Une règle de bon sens alors que la nouvelle maire de la capitale a dû finalement avouer un manque de 400 millions d’euros dans la comptabilité de son prédécesseur, Bertrand Delanoë.

Jean-Paul Huchon adepte du clientélisme :

Michèle Sabban n’est pas la seule personnalité à bénéficier des faveurs du petit baron Jean-Paul Huchon ! Le lotissement du XIIIème arrondissement regroupe du beau monde : des médecins, une magistrate, et même une personne haut placée d’Alcatel Lucent. Au sein de la mission d’information et d’évaluation sur le logement, l’opposition dénonce l’opacité voulut par le président de la région et suggère la création « d’une fiche de renseignements afin de connaître les élus qui bénéficient d’un logement social »…

Crédit Photo : AntiCor