Politique

RENCONTRE « LE RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX DANS UN ETAT DE DROIT : LA QUESTION DE L’HÉBERGEMENT DES POPULATIONS PRÉCAIRES EN FRANCE »

Le 26 janvier 2012 (18h – 20h30) A l’Université catholique de Lyon, 23 place Carnot, Lyon 2ème. Organisateurs Médecins du Monde – Fondation Abbé Pierre – Institut des Droits de l’Homme (université catholique de Lyon)

Alors que le droit au logement apparait comme l’un des droits fondamentaux de l’individu dans les pays développés, dans les faits on assiste en France à une augmentation du nombre de personnes mal ou pas logées, avec notamment des conséquences importantes en termes de santé physique et mentale des individus.

Les dispositifs d’hébergement d’urgence sont régulièrement saturés ; et à défaut de solutions ouvrant des perspectives d’insertion, des mesures saisonnières tentent de remédier aux problèmes structurels de l’hébergement des plus précaires, sans résultats durables et probants.

Chaque année depuis dix ans, le système d’hébergement est remanié, les « produits » d’hébergement complexifiés, les filières d’accès repensées, l’hiver oblitéré, les ayant-droit recatégorisés… Et depuis un an, le projet politique « le logement d’abord » affiché par les pouvoirs publics interroge les métiers et l’organisation existante, dans un contexte économique difficile et de raréfaction de l’argent public, qui ne favorise pas la sérénité des débats.

Or le droit au logement, comme les autres droits fondamentaux, doit être garanti à chacun. Les dispositifs qui relèvent de la solidarité publique sont censés tisser un filet de protection adapté à la diversité des situations. Respecter et faire respecter les droits est au coeur de la légitimité des institutions, sans condescendance caritative ni standardisation des réponses.

La rencontre vise à interroger les acteurs associatifs et institutionnels sur l’ensemble de ces questions, à la fois sur le plan national et au niveau régional, avec l’ambition d’apporter des éclairages et des pistes de réponses collectives à des situations qui menacent la protection minimale que la collectivité doit apporter à chacun de ses membres.

source article : http://www.medecinsdumonde.org