Coup de gueulePolitique

Il pourrait y avoir un “été chaud” du côté de Calais, car le syndicat maritime Nord a promis “des actions fortes” si Eurotunnel arrêtait de louer ses navires à la scop SeaFrance. Eric Vercoutre, secrétaire général du Syndicat maritime nord demandera à toutes les sections syndicales réunies dans le Pas-de-Calais de faire des actions sur trois, voire quatre jours si rien n’évolue favorablement.
Mardi, des marins en grèves après la vente de leurs bateaux à une société concurrente danoise, ont bloqué d’abord le tunnel sous la Manche puis l’A16. Ce n’est qu’un avertissement. La prochaine étape de ce dossier complexe est l’examen par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer vendredi d’un délai supplémentaire concernant la prorogation des contrats d’affrètement des navires à la Scop Sea France par Eurotunnel. Le gouvernement a demandé à Eurotunnel de trouver une solution pour le futur qui permette la reprise d’un maximum de salariés. Il en va de la responsabilité sociale de la société vis-à-vis de la région.

Or justement puisque les éventuels repreneurs doivent déposer un dossier de reprise des bateaux, le syndicat maritime indique que la SCOP fait une offre qui reprend les 600 salariés. Elle est aidée par la région et le département. Il n’est pas question de laisser passer le projet du Danois DFDS Seaways qui ne compte reprendre que 202 emplois des quelque 600 employés de la Scop SeaFrance dans son projet de reprise.

Crédit Photo : Paul Smith

 

 

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Coup de gueule

Le tribunal de commerce de Caen a rejeté le vendredi 1 août dernier, les quatre offres de reprises formulées pour la Biscuiterie Jeannette. Les salariés qui occupent les lieux depuis plusieurs mois se disent satisfait de cette décision même si leur avenir reste toujours très incertain.

Ainsi, l’occupation de l’usine de la biscuiterie Jeannette va se poursuivre, après le rejet de quatre offres de reprise par la justice. Quatre repreneurs avaient en effet déposé des offres au liquidateur dont trois ne concernaient que les actifs de l’entreprise, à savoir, les machines, la marque et les recettes de la biscuiterie. Des offres jugées largement insuffisantes par les salariés qui, licenciés en début d’années, se considèrent de part leurs nombreuses années passées dans l’entreprise, comme propriétaires des outils de production.

Une quatrième offre de l’entrepreneur franco-portugais, Georges Viana, avait envisagée une poursuite de l’activité, à Pont-l’Evêque (Calvados), avec 16 des 23 anciens salariés, mais il n’aura finalement pas pu obtenir les financements nécessaires.

La justice a donc “constaté qu’aucune offre de reprise de l’entreprise ne remplissait les critères légaux” et a de ce fait rejeté toutes les offres de reprises. Les anciens salaires espèrent quant à eux forcer les négociations afin d’obtenir une prime supra-légale d’au moins 25.000 euros.

Comme l’a rappelé la déléguée syndicale CGT de la biscuiterie, Françoise Bacon, “il faut qu’on sorte du conflit et qu’on engage des négociations pour obtenir cette prime supra-légale”. Mais pour l’instant, “l’occupation de l’usine continue”.

Crédits photo : MarieSY

EconomiePolitique

Alors que les salariés de la compagnie maritime manifestaient ce mercredi 28 mai, les syndicats ont réclamé, dans une lettre envoyée jeudi au préfet de région, à être reçus par le ministre de l’Économie et du redressement productif Arnaud Montebourg, en visite à Marseille lundi. Très inquiets depuis la reprise de la compagnie par son principal actionnaire Transdev, les syndicats craignent à terme un démantèlement de la SNCM.

En effet, l’ensemble des syndicats de la SNCM regroupant la CGT, SAMMM, FO, la CFECGC, la CFDT et la CFTC ont entrepris au lendemain du conseil de surveillance de la SNCM, de s’adresser directement au ministre de l’économie.

Comme l’explique le secrétaire général des marins CGT, Frédéric Alpozzo, « nous voulons dénoncer les mensonges de l’Etat qui s’était engagé, à l’achat de quatre nouveaux navires ». Selon lui, Jean-Pierre Jouyet, actuel secrétaire général de l’Elysée, auraient bel et bien pris cet engagement en recevant les syndicats il y a quelques mois mais ne ferait rien désormais pour honorer cet engagement.

Si le gouvernement a toutefois demandé à la nouvelle direction d’étudier « la faisabilité financière de l’acquisition de nouveaux navires », cette éventualité a été rejeté en bloc par Jérôme Nanty, secrétaire général de Transdev et futur président du conseil de surveillance de la compagnie.

La société de navigation française, repris en main depuis le 12 mai dernier par la société Transdev semble se diriger dans ces conditions vers un probable démantèlement. Un mouvement grève possible dans les prochaines semaines n’a toutefois pas été confirmé par les syndicats.

Crédits photo : Louis Moutard-Martin