Retraite, France
Politique

Depuis que la revalorisation du SMIC est effective au 1er janvier 2019, les conditions de validation d’un trimestre s’en trouvent bonifiées.

Parmi les mesures dites d’urgence que le pouvoir exécutif a mis en place en fin d’année 2018 en réponse aux demandes des Gilets jaunes, la hausse du SMIC était en première place. Une hausse du SMIC horaire de l’ordre de +1,5% qui est effective depuis le 1er janvier 2019 et qui se traduit par un salaire minimum mensuel de 1 504,50€ contre 1 482€ auparavant. Ce coup de pouce non négligeable qui permet d’améliorer quelque peu le pouvoir d’achat de nombre de contribuables produit par un ailleurs un effet positif sur la validation des trimestres de retraite du régime général.

Car afin de calculer la durée d’assurance du régime général des retraites, les trimestres validés ne sont pas comptés en termes d’années civiles, de nombres de trimestres civils travaillés, mais en se basant sur le montant des cotisations. Et c’est sur ce point que la hausse du SMIC est intéressante. Pour valider un trimestre, il faut avoir perçu un salaire équivalent à 150 fois le SMIC horaire – soit plus ou moins un mois de travail complet à 35 heures par semaine pour une rémunération au SMIC. Grâce à la hausse du salaire minimym, le salaire de référence utilisé pour le calcul des cotisations passe donc de 1 482€ à 1 504,50€. Conséquence : il est à présent suffisant de cotiser à hauteur de 1 504,50€ pour valider un trimestre et donc 6 018€ pour en valider quatre, soit une année entière. Les cotisations étant calculées dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale qui s’élève à présent de 3 377€, une personne qui est rémunérée à hauteur du plafond – ou au-dessus – a doit à présent cotiser deux mois seulement pour valider quatre trimestre.

En somme, depuis la hausse du SMIC, il suffit de travailler deux mois pour valider quatre trimestres de retraite contre trois mois auparavant.

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Politique

Le décret du 29 mars 2017 publié au Journal Officiel clarifie les conditions de cumul d’une pension de retraite avec les revenus issus d’un emploi salarié.

De plus en plus de retraités ne peuvent se passer de trouver un emploi afin de percevoir des revenus complémentaires, les pensions affichant des niveaux particulièrement bas et le coût de la vie grimpant d’année en année. Aussi, un nouveau décret précise les conditions à réunir pour cumuler les revenus d’une activité professionnelle avec sa pension de retraite.

Ainsi, les retraités du régime général de la sécurité sociale de même que ceux du régime des salariés agricoles et des régimes  “spéciaux” (fonction publique, SNCF, Banque de France, ouvriers de l’Etat…) peuvent y prétendre à condition toutefois :

  • que l’âge légal de départ à la retraite soit atteint, en justifiant de la durée d’assurance requise pour une retraite à taux plein
  • que l’âge d’obtention du taux plein soit atteint

Si ces deux conditions ne sont pas respectées, le montant cumulé de la pension de retraite et des revenus du nouvel emploi ne devra pas dépasser :

  • le montant du dernier salaire perçu avant le départ à la retraite
  • 160% du Smic

Le décret précise par ailleurs que si ces conditions ne sont pas réunies, le versement de la pension de retraite sera suspendu.

Le mécanisme d’écrêtement

Un mécanisme d’écrêtement est également prévu par ce même décret. Il entre en jeu dès lors que le montant cumulé de la pension de retraite avec les revenus issus de l’activité professionnelle dépasse le plafond autorisé par la loi. L’écrêtement appelé officiellement “plafonnement du cumul d’une activité rémunérée et d’une pension de retraite” consiste à ajuster le montant de la pension de retraite en fonction des revenus professionnels perçus.

Ces nouvelles clarifications permettent d’apporter une meilleure visibilité aux retraités souhaitant – ou étant contraints – de reprendre une activité professionnelle à temps partiel ou à temps plein.

Politique

L’institut libéral Montaigne vient de publier une note dans laquelle il prône un allongement de la durée des cotisations pour “sauver” le régime des retraites. Il faudrait travailler plus longtemps tout en supprimant la notion de pénibilité. Les ultra-libéraux apprécieront et les travailleurs n’en goûteront pas de la même manière.

Le débat sur les régimes des retraites vient de voir s’ouvrir un nouveau chapitre car l’institut Montaigne, ce “think tank” libéral très proche du patronat, souhaite que les salariés travaillent plus. Selon le cabinet, il faudra désormais travailler jusqu’à 63 ans contre 62 ans actuellement en portant la durée de cotisation à 43 ans en 2025 contre 2035 par rapport à la réforme votée en 2014. Il faudrait donc travailler plus encore selon l’institut Montaigne qui trouve que les réformes successives sur les retraites ne vont pas assez loin et pas assez vite.

Autre argument développé dans la note : la suppression de la notion de pénibilité. L’institut Montaigne estime qu’il s’agit d’un “piège politique” auquel “il faudrait avoir le courage de renoncer purement et simplement”. Une belle manœuvre ultra-libérale.

Seul point positif : le rapprochement entre le régime des retraites de la fonction publique et celui du privé. Toujours selon cette note, il convient de les faire correspondre car quand le régime public calcul les pensions sur les six derniers mois d’activités, celui du privé se base sur les 25 dernières années.

Politique

A quand même, il était temps ! Les députés ont décidé d’interdire le rachat d’années d’ancienneté au moment de la prise de poste des grands patrons, pratique faisant partie d’une sorte de prime de bienvenue (Golden hello). Ce nouvel ajustement vise à limiter les “retraites chapeaux” qui font à juste titre polémique.

Le député PS Laurent Grandguillaume a fait adopter un amendement le jeudi 11 juin, limitant ainsi un peu plus le dispositif des “retraites chapeaux” pour les grands patrons. Il s’agit d’interdire simplement d’attribuer d’office des années d’ancienneté fictives (jusqu’à 15 ans, selon le député) à un patron qui vient d’arriver ( oui! oui! c’était légal).

Les députés avaient déjà décidé de réglementer en conditionnant d’abord l’acquisition des droits à la performance des entreprises. Ils avaient aussi limité le rythme d’acquisition de ces droits à 3 % du salaire de référence par année d’ancienneté afin d’éviter que des patrons n’aient une retraite chapeau élevée trop rapidement et enfin avait voté  en 2014 une taxation de 45 %  sur les retraites chapeaux excédant 300.000 euros annuels, à la charge des employeurs.

Cet amendement de circonstance fait suite à de nombreuses polémiques à propos par exemple des 21 millions d’euros prévus pour la retraite chapeau de Philippe Varin chez PSA ou des 4 millions d’euros de Olivier Brandicourt chez Sanofi a la fin février.

Vous allez gagner combien, vous, à votre retraite ?

 

 

 

Politique

Entre 2008 et 2009, la société de communication Orange a connu une vague de suicides parmi ses salariés. Le 4 juin dernier, l’annonce du suicide d’un de ses salariés fait ressortir cette affaire.

Le mardi 4 juin, le quotidien sud-ouest a sorti un article annonçant le suicide d’un technicien appartenant à l’unité d’intervention de Bergerac en Dordogne de l’entreprise Orange. Selon le communiqué d’Orange, rien ne laissait deviner quelles étaient les raisons réelles d’un tel geste. Par ailleurs, une enquête de la gendarmerie est encore en cours. Le salarié qui s’est donné la mort s’approchait de l’âge de la retraite. C’est dans un endroit isolé, à bord même de son véhicule de fonction, que cet homme se serait tiré une balle. Il aurait laissé une lettre dont la teneur exacte reste encore floue.

Si l’on croit le Sud-Ouest, l’homme aurait parlé de son univers professionnel. En attendant d’y voir plus clair, Orange a mis en place une cellule de soutien.

Coup de gueulePolitique

Plusieurs organisations syndicales dont la CGT-Retraités, ont appelé les retraités à se rassembler dans la capitale le mardi 3 juin prochain afin de défendre leur pouvoir d’achat et de plaider pour une meilleure prise en charge de la perte d’autonomie.

En effet, comme l’explique Annick Merlen, secrétaire générale de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGRFP), la situation «ne s’arrange pas pour les retraités ». Il est temps pour le gouvernement d’agir de manière responsable dans le sens « d’une augmentation du pouvoir d’achat ». Les syndicats déplorent également que la loi pour adaptation de la société au vieillissement ne soit plus à l’ordre du jour alors qu’il est de plus en plus nécessaire de «prendre en charge la perte d’autonomie».

L’unité des syndicats sur ce point, l’appel à manifester ayant été relayé par plus de huit organisations syndicales, devrait permettre de rassembler prés de 20 000 à 25 000 personnes, estime François Thiery-Cherrier, le secrétaire général de l’UCR-CGT qui espère que le mouvement du 3 juin marquera les esprits.

Les syndicats réclament en premier lieu la possibilité de s’entretenir avec le premier ministre Manuel Valls et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, sur les questions de la retraite et du conditions de vie des retraités.

Crédits photo : Zil