Cantine scolaire, familles modestes, seuil de pauvreté
Politique

Des députés LREM ont proposé la mise en place de la gratuité des cantines scolaires pour les enfants issus des familles les plus modestes.

Offrir le repas du midi à l’école aux enfants issus des familles aux revenus les plus modestes. Un groupe de députés de la République en Marche en a récemment fait la proposition dans le cadre de la proposition de loi portant sur “la tarification de la restauration scolaire”. Une loi portée conjointement par le député d’Ille-et-Vilaine Gaël Le Bohec et co-signé par 26 députés de la majorité. Parmi les signataires de la proposition, on retrouve par ailleurs le président de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation Bruno Struder ou encore Joël Giraud, rapporteur général de la commission des Finances.

La gratuité totale de la cantine serait ainsi accordée aux familles dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 7 800€ par an, ce qui correspond au seuil de pauvreté. Cette proposition s’inscrit par ailleurs dans une refonte plus large de la tarification de la cantine scolaire.

Si elle venait à être adoptée, la nouvelle loi instaurerait comme l’un des principes phares la progressivité de la tarification en se basant sur différentes tranches de revenus, comme pour le calcul des impôts. II existerait alors 5 tranches tarifaires différentes indexées sur le quotient familial.

Pour compenser l’éventuelle perte financière des recettes des collectivités, une majoration de leur Dotation globale de fonctionnement serait appliquée.

La loi permettrait alors d’apporter un peu d’égalité dans le système. Selon une enquête du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), les élèves de collège issus de familles défavorisées sont deux fois plus nombreux à ne pas manger à la cantine que ceux issus de familles favorisées voire très favorisées.

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Un rapport de choc a été publié il y a quelques jours par l’UNICEF sur le fait que les enfants de la France ne seraient pas traités comme il faut. En effet, ce dernier met en effet en lumière le fait que trois millions d’enfants vivent sous le seuil de la pauvreté sur le sol de la France, un chiffre effrayant !

Un enfant sur cinq vivrait donc sous le seuil de la pauvreté en France soit un peu plus de trois millions d’enfants. Plus effrayant encore, 140 000 d’entre eux quittent l’école chaque année, 3000 n’ont pas de maison et 9000 habitent dans des bidonvilles.

Les enfants migrants seraient ainsi les plus touchés, privés de leurs droits fondamentaux et isolés du fait que ce sont des étrangers. Ils sont également considérés comme mal protégés à cause du fait que dans de nombreux cas, les mineurs sont jugés comme des adultes pour leurs actes. Le système éducatif a également été pointé du doigt par le rapport soulignant le fait que le système imposé en France creusait des inégalités en France. Il s’agit ainsi d’un cri d’alarme de l’UNICEF pour faire réagir la France et son gouvernement afin qu’ils reprennent les choses en main et améliorent le sort des enfants.

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Selon une enquête de l’Insee s’intéressant aux niveaux de vie des français, le taux de pauvreté monétaire en 2011 s’élevait à 14,3% de la population. Un chiffre qui s’élevait à 14% en 2010 et qui signe ainsi une troisième augmentation consécutive.

Selon l’Insee, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977€ par mois au cours de l’année 2011. La pauvreté augmente donc pour la troisième année consécutive dans l’Hexagone.

Les auteurs indiquent toutefois que la tendance de cette hausse ralentit : si ce taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point en 2010, il n’a augmenté que de 0,3 point en 2011. L’écart entre le seuil de pauvreté (977€) et le niveau de vie médian (780€) reste stable (19%).

Grâce à la revalorisation des retraites d’avril 2011, la part des retraités diminue. A contrario, la part des chômeurs et des actifs ayant basculés dans la pauvreté augmente.

L’étude montre également que le fossé se creuse entre les personnes les plus aisées et les personnes les plus pauvres : 10% des ménages les plus riches (plus de 37.450€ par an) gagnent 3,6 fois plus d’argent que les 10% des ménages les plus modestes (moins de 10.530€ annuel). Un ratio qui était de 3,5 en 2010 et de 3,4 en 2009.