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En crise, la filière de la viande et du lait en France vient de recevoir un petit coup de pouce de la part du ministère de l’agriculture.

Avec des prix toujours plus bas sur le lait et la viande, les éleveurs français ne s’en sortent plus. Du moins ceux qui travaillent avec la grande distribution qui ne cesse de rogner chaque jours un peu plus leurs bien maigres marges. Une situation qui devient critique pour la filière en France. Aussi, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll vient d’annoncer deux (petites) mesures de soutien financier.

La première concerne les producteurs de lait qui percevront ainsi d’ici la fin de l’année 2016 une aide forfaitaire de 1 000 euros après avoir obtenu un petit coup de pouce quant au prix de vente de leur production qui est passé de 257 euros au 1 000 litres à 300 euros.

Le deuxième coup de pouce est destiné aux producteurs de viande cette fois. Le ministère vise ainsi une remontée des cours en limitant la mise sur le marché de stock, en diminuant l’offre disponible. Ainsi, une aide forfaitaire de 150€ sera versée aux éleveurs pour chaque jeune mâle bovin de race à viande ou de race mixte (lait et viande) qui sera abattu pour un poids inférieur à 360 kg et mis sur le marché au cours des mois de janvier et février 2017.

Des mesurettes

Ces petits coups de pouce de la part du gouvernement s’apparent ainsi à deux petites mesurettes, qui n’auront finalement qu’un impact réellement limité sur la situation financière des éleveurs en France. Car pour rappel, 30% d’entre eux déclarent des revenus à peine supérieur à 350€ par mois.

Aussi, la solution est certainement pour la filière de s’organiser en circuit court, au moins sur une partie de leur production, afin de faire sauter deux ou trois intermédiaires et surtout de sortir du circuit de la grande distribution qui cherche avant toute chose à compresser les prix au maximum pour rester dans la course. La mise en place de circuits courts répond par ailleurs parfaitement aux nouvelles attentes des consommateurs qui veulent de plus en plus être au contact direct avec des producteurs locaux et permettrait aux éleveurs d’augmenter significativement leur niveau de vie.

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La mort d’un pompier de 27 ans a baissé la tension entre les agriculteurs d’Ile-de-France et  le gouvernementJeudi dernier, les principaux axes routiers et ferroviaires aux abords de Paris ont été bloqués lors de la manifestation des agriculteurs contre la surfiscalité et l’excès de réglementations établis par le gouvernement français. A cela s’ajoute le mécontentement des céréaliers contrer la réaffectation de l’aide européenne dont ils bénéficiaient au détriment des éleveurs.

Cette manifestation s’est convertie en une catastrophe. Un jeune pompier a trouvé la mort dans le Val d’Oise après la collision de sa voiture personnelle avec un barrage filtrant sur la Croix Verte. Le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles d’Ile-de-France a décidé de lever tous les barrages et l’après-midi, la capitale était facilement accessible.

Après cet incident, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a également exigé la levée immédiate de ces barrages. Il a tout de même resté sur sa décision sur le rééquilibrage des aides vers l’élevage et avait confirmé qu’il n’était plus question de revenir dessus. Selon ses dires, le dialogue est ouvert mais de leur côté ces agriculteurs veulent tirer la sonnette d’alarme contre la surdité du gouvernement. Concernant l’écotaxe, Le Foll pourrait apporter des solutions favorables au syndicat agricole.

Mots clés : mort d’un pompier, écotaxe, surfiscalité, syndicats d’exploitants agricoles, barrages routiers, Stéphane Le Foll, syndicat agricole.