ActualitésCoup de gueule

Un campement de tentes pour les sans-abri a fait son apparition sur les berges du Canal Sant-Martin à Paris ce lundi 9 juin. Par cette action,  le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique de logement entend ici dénoncer la situation inacceptable des plus précaires en France et alerter le gouvernement sur les problèmes de mal-logement à l’heure ou la priorité est aux économies.

En effet, alors que la Loi de finances rectificative qui prévoit 50 milliards d’économies devrait être présentée cette semaine en conseil des ministres, les 34 associations du collectif s’opposent fermement à ce que ces mesures frappent les plus pauvres, les mal-logés et les sans domicile fixe. Ils dénoncent notamment le gel annoncé des allocations logement tandis que près de 4 millions de personnes en France souffrent encore du mal-logement.

Comme le rappelle Christophe Robert de la Fondation Abbé Pierre, “ces aides au logement qui touchent plus de six millions de ménage concernent les ménages les plus pauvres dans notre pays” et “même dans le contexte actuel de fragilité financière, les plus fragiles ne peuvent pas être la variable d’ajustement du gouvernement ».

De son côté, Louis Gallois, grand dirigeant d’entreprise et actuel président de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) soutient ce mouvement . Il précise en effet que “les économies doivent se faire, mais pas sur le dos de ceux qui sont le plus en difficulté. Ceux-là, au contraire, devraient être protégés et ne pas subir une crise qu’ils subissent déjà avec des problèmes terribles de logement, d’emploi, etc”.

Dans le cadre de cette mobilisation, le président de la FNARS lance donc « un appel aux pouvoirs publics, aux parlementaires pour qu’ils tiennent compte de cette situation et que dans la politique gouvernementale, une priorité soit donnée à ceux qui sont les plus démunis, que l’on renforce le filet de sécurité qui doit leur permettre ensuite de rebondir”. Le mouvement demande également une loi programmation sur le logement social et sur le logement très social et devrait se poursuivre dans les semaines à venir dans différentes villes de France.

Crédits photo: Aleske

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Sur Internet, tout s’achète et tout se vend. Mais tout se prête aussi. A l’instar de site Couchsurfing, qui propose de squatter des canapés aux quatre coins du monde, la famille du “tourisme collaboratif” accueille un nouveau membre : Campe dans mon jardin. Une aubaine en cette période estivale.

Comme son nom le suggère, le site campedansmonjardin.com propose de mettre en relation propriétaires de jardin et campeurs en tout genre. Le site référence ainsi terrains vagues, petites cours ou jardins fleuris que leurs propriétaires souhaitent mettre à la disposition de campeurs en tentes ou de conducteurs de caravanes et camping-cars.

Les aspects convivial, humain et responsable sont ici au centre du concept. D’une part car le service Campe dans mon jardin offre une alternative éco-responsable au camping sauvage qui, bien souvent, détériore les zones naturelles. Mais surtout car il permet de faire des rencontres amicales intéressantes. Bien souvent les personnes accueillant les campeurs apportent une réelle plus-value en terme de connaissance du territoire et s’avère bien plus avenantes que les tenanciers des campings qui ne désemplissent pas en période estivale.

Ainsi, campeurs sans le sou ou avides de rencontres, une nouvelle solution s’offre à vous pour découvrir de nouvelles contrées. Quant à vous, propriétaire de terrains tranquilles ou non, si l’idée de devenir ambassadeurs touristiques de votre région vous prend, vous savez maintenant où vous rendre !