ENR, Toulouse, électricité photovoltaïque
Politique

La coopérative Citoy’enR ! à Toulouse fédère des particuliers qui mutualisent leurs ressources pour produire de l’électricité photovoltaïque. Une démarche de la société civile qui remplace celle du secteur public.

A Toulouse, on estime que la transition énergétique traîne la patte. Que les choses ne vont pas assez vite en termes de production d’ENR en général et d’électricité verte en particulier. C’est pour cette raison que des Toulousains ont fait le choix de se regrouper au sein d’une SCIC – Société Coopérative d’Intérêt Collectif -. Le but : investir à plusieurs dans l’installation de panneaux photovoltaïques et créer ainsi de l’électricité verte destinée à alimenter des foyers de la ville rose.

D’autant que le modèle économique de la structure du type association est simple : les bénévoles investissent un minimum de 50€ afin de devenir propriétaire d’une partie de l’installation. Mais surtout afin de financer les panneaux. Des panneaux qui ne seront pas installés sur les toitures des logements mais sur celles de lieux publics et de bâtiments privés de grandes structures de toute l’agglomération.

Une initiative qui fonctionne déjà

Lancée depuis peu, la coopérative regroupe déjà près d’une centaine de sociétaires. Ensemble, ils ont déjà investi 30 000 euros et ont pu commander l’installation de 2 000m² de panneaux photovoltaïques sur plus d’une quinzaine de toitures. La chose a été rendue possible par l’accompagnement de collectivités publiques telles que Toulouse Métropole ou des établissements publics comme des écoles, des crèches, des PME et autres startups locales. Une fois complètement opérationnelles, ces installations seront alors en mesure de produire suffisamment d’électricité pour alimenter 120 foyers.

Mais ce n’est qu’une première étape puisque la Région Occitanie s’est engagée à apporter 100 000€ de fonds à Citoy’enR ! dès lors qu’elle sera parvenu à rassembler 100 000€ de son côté.

Coup de gueulePolitique

Plusieurs manifestations culturelles toulousaines risquent d’être perturbées par le mouvement de contestation des intermittents. Le festival Rio Loco et la programmation de certaines salles de théâtre sont actuellement toujours incertains. Une assemblée générale doit se tenir ce mercredi pour décider de la suite du mouvement.

La colère des intermittents s’est donc propagée en province. Après plusieurs manifestations en région parisienne, c’est aujourd’hui la ville rose qui est touchée. Contestant ainsi une possible remise en cause de leur statut, de nombreux professionnels du monde du spectacle ont voté la grève à Toulouse.

Premier concerné par ce mouvement, le festival Rio Loco qui avait rassemblé près de 125 000 spectateurs lors de l’édition 2013, pourrait voir certains de ses spectacles annulés faute de personnels. Ce fut déjà le cas pour la soirée spéciale d’hier mardi 10 juin organisée en partenariat avec un banque et l’hôpital Sourire. Rappelons ici que sur les 624 salariés du festival, 74 dépendent du régime des intermittents.

L’ensemble des théâtres de la ville rose devrait également souffrir de ce mouvement. Comme l’explique Eric Vanel, coordinateur du théâtre du Grand Rond et délégué régional du syndicat national des arts vivants, “leurs directeurs ont décidé eux-mêmes de se mettre en grève parce que le mouvement concerne aussi bien les employeurs que les employés”. Les salles du Grand Rond, Le Hangar, Le Ring, le Chien Blanc, du Pont Neuf, du Pavé, du Fil à Plomb et la Cave Poésie ont ainsi pris part au mouvement.

Crédits photo : David Olivari