Coup de gueuleSociété

Deux hommes ont été très légèrement condamnés pour une agression transphobe d’une extrême violence à Bordeaux en décembre dernier

L’agression remonte au 8 décembre dernier. Les deux individus ont depuis été condamnés à six mois de prison avec sursis pour ; « violences en réunion et liées à l’identité de genre ». La peine est assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans avec obligation d’indemniser la victime et d’effectuer un stage de citoyenneté. Étant donné les circonstances de l’agression, la condamnation semble extrêmement légère.

Une agression transphobe

L’avocate de la victime, Me Marilou Séval, a annoncée la nouvelle. Ce qui est déjà encourageant c’est que la victime ait été relaxée. La jeune femme était en effet poursuivie pour avoir blessé un de ses agresseurs. Il semble qu’elle s’était défendue en portant des coups de talons. Il est déjà extraordinaire que cette femme de 25 ans ait été inquiétée pour s’être défendue. Les circonstances de l’attaque étant déjà extrêmement traumatisantes.

Le 8 décembre dernier la jeune femme sortait d’une boite de nuit du centre ville avec ses amies. Des inconnus l’ont violemment pris à partie et insultée en raison de son identité de genre. Elle a ensuite été tabassée et ses agresseurs l’ont jetée du haut d’une voie d’accès à un parking. Elle a subit une chute d’au moins deux mètres. Suite à cela les agresseurs ont pris la fuite mais ont été interceptés par la police. On est en droit de se demander pourquoi la condamnation n’a pas été plus lourde. D’aucun auraient même pu y voir une tentative d’homicide. Le fait que ces individus n’aient pas été plus lourdement condamné est assez troublant. De son côté Me Séval se déclare tout de même satisfaite que le caractère transphobe de l’agression ait été reconnue.

Politique

Selon le rapport émis par SOS Homophobie, les actes homophobes se seraient augmentés de 78 % en 2013. La situation est alarmante, car les couples de même sexe ne font pas seulement l’objet préjudice moral.

Beaucoup d’entre eux ont déjà été victimes d’agression physique. D’ailleurs, les autorités locales en enregistrent tous les deux jours. S’ajoute à cela les insultes, les traitements de tous les noms… Sous la couverture de la liberté d’expression et de la démocratie, les homophobes manifestent leurs haines vis-à-vis des homosexuels et des transsexuels. Face à la gravité de la situation, l’autorité compétente doit mettre en place des mesures plus rigoureuses pour limiter, voire même éradiquer cette discrimination.

L’objectif étant d’assurer la valeur républicaine du pays qui doit se manifester par l’égalité des droits de chaque citoyen. Rappelons que la question de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe a été soulevée pour limiter l’homophobie. Une initiative qui a toutes ses chances de réussir.