Politique

Dimanche soir, l’armée irakienne entre à 160 km au nord du Bagdad. Des miliciens chiites et des combattants kurdes l’ont appuyé durant cette intervention.

Ils sont survenue à mettre fin au siège d’Amerli, ville chiite du nord de l’Irak.   Les forces irakiennes ont déjà essayé à entourer cette organisation de l’État islamique ou EI depuis deux mois, mais ce n’est que maintenant qu’elles décident de lancer les attaques.

Le général Qassem Atta, représentant des services de sécurité irakienne affirme que cette victoire est d’une grande importance pour son pays. À ce même instant, à Soule iman Bek et Yankaja, au nord d’Amerli, les combats ont éclaté entre Kurdes et miliciens d’un côté et les rebelles islamistes de l’autre. Durant ce cafouillage un responsable de la santé constate que deux combattants kurdes et 12 miliciens ont trouvé la mort dans ces combats.

Durant ces attaques, l’armée américaine a soutenu l’Irak en offensive terrestre. Il a lancé de nouvelles frappes aériennes aux environs des lieux d’affrontements.

Coup de gueulePolitique

Un «séisme» pour le premier ministre, un «choc» pour Alain Jupé, une «explosion» pour Jean-Luc Mélenchon, les qualificatifs sont nombreux pour exprimer le désarroi dans lequel se retrouve la classe politique française au lendemain de ces élections européennes. Alors que le PS s’est de nouveau retrouvé au tapis, aucune force politique de gauche comme de droite n’a été en mesure de contrer la percée du parti nationaliste de Marine Le Pen.  

Le Front national a remporté ainsi sa première élection dans toute l’histoire de la vie politique française et peut s’en féliciter. Car si cette victoire n’est pas une surprise au regard des sondages qui ont jalonné la campagne électorale, le score de 25,01 % atteint par le FN, reléguant l’UMP à plus de 5 points (20,79 %) et le PS à plus de 11 points (13,99%), a largement de quoi inquiété. Selon les chiffres définitifs publiés par le ministère de l’Intérieur, le FN obtiendrait donc 24 députés européens, soit huit fois plus qu’en 2009.

Les centristes des listes UDI-Modem s’en sortent assez bien avec 9,89% des votes tandis que les écologistes, au même titre que leurs voisins socialistes, connaissent une chute spectaculaire avec seulement 8,93% des votes contre plus de 16 % en 2009. Contre-performance également pour le parti de Jean-Luc Mélenchon qui ne rassemble que 6,34 % des votes, très loin des 10 % visés par le Front de gauche.

Si la défaite est sévère pour le parti du président de la République, qui enregistre ici le pire résultat jamais connu par les socialistes, l’UMP n’a pas non plus de quoi pavoiser. Battu sèchement par l’extrême droite, le premier parti de l’opposition paie sans doute son manque d’unité des mois passés.

Crédits photo : Cédric Puisney