Vietnam, variant
International

Samedi 29 mai, les autorités vietnamiennes ont révélé avoir découvert un nouveau variant hybride de la Covid-19, combinant les variants indien et britannique. 

Contenir le variant

Il s’agit d’« un variant hybride combinant le variant indien et le britannique », dont « la caractéristique principale est qu’il se transmet rapidement dans l’air. La concentration de virus dans la gorge et la salive augmente rapidement, et il se répand très vite dans l’environnement proche », a fait savoir le ministre vietnamien de la Santé, Nguyen Thanh Long.

Hanoi a d’ores et déjà pris les devants pour contenir le variant, en ordonnant la fermeture dans plusieurs régions des sites les plus fréquentés (bars, restaurants, cinémas, sites touristiques), et les vols internationaux vont également être suspendus à compté du mardi 1et juin. 

Ne pas céder à la panique

« Les seules informations viennent du gouvernement vietnamien, il faut encore attendre pour confirmer s’il se transmet plus ou s’il est plus dangereux, nous ne le saurons pas avant plusieurs mois » rappelle l’épidémiologiste Jonathan Roux, selon qui « c’est une bonne chose que les pays communiquent dès l’identification d’un variant. Pour autant, il ne faut pas tout de suite bloquer les échanges, simplement suivre son évolution et se tenir prêt ».

« Ça mute toutes les 20 minutes et on ne sait rien encore dessus  » abonde l’infectiologue Jean-Paul Stahl. On ne va pas en « faire tout un fromage, attendons le résultat de la surveillance ! », insiste-t-il. « On dit que l’épidémie repart en Angleterre à cause du variant indien mais c’est peut-être également car ils n’ont pas vacciné selon les standards. Certes, la vaccination a eu un impact sur les chiffres, mais une grosse partie n’a pas encore reçu la deuxième dose et n’est pas idéalement protégée. Il ne faut pas tout mettre sur les variants, le comportement de chacun y est pour beaucoup. »