voeux, grève
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En déclarant que le projet de réforme des retraites « sera mené à son terme », le chef de l’Etat a répondu d’une façon jugée méprisante par la plupart des Français.

Front syndical

« Emmanuel Macron s’est contenté de reprendre les mêmes formules qui peuvent paraître généreuses – “universalité’’, “équité’’, “égalité pour les femmes’’ –, mais qui en fait n’ont pas réussi à convaincre. Nous estimons toujours que le régime par points rendra plus difficile et incertain le droit à la retraite demain », regrette Yves Veyrier, secrétaire général de FO, selon qui « le président n’a pas pris la mesure du fait que le projet d’un régime unique, par points, ne passe pas. Il ne reçoit pas l’assentiment de la population, loin s’en faut » !

« On demande toujours d’arrêter ce projet de réforme, donc le retrait, et de travailler sérieusement sur l’amélioration du système actuel », confirme le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Une détermination que l’on retrouve également à l’Unsa, où le secrétaire général Laurent Escure n’a « pas été surpris » par les vœux présidentiels. « Macron montre sa détermination. Il a parlé d’apaisement. Il a dit qu’il fallait respecter les désaccords et je pense qu’on en a un sur la mesure punitive financière de l’âge pivot. »

Pour la FSU, enfin, Macron est un président « autosatisfait à bon compte », qui « s’enferme dans un déni de la réalité sociale ». Il prend désormais l’entière « responsabilité du blocage ».

« Mobilisation totale »

« Il faut des grèves partout, dans le public, dans le privé, il n’y a que comme ça qu’ils peuvent nous comprendre », assure Philippe Martinez, qui appelle « dès lundi à faire des assemblées générales et à discuter de la mobilisation ».

Mêmes consignes à FO : « Il faut qu’on soit encore plus nombreux dans le mouvement et, dès le 9 janvier, il faut que tous les salariés, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, de tous les corps de métier, se mobilisent puisqu’ils sont tous concernés », s’insurge Yves Veyrier.

Certains politiques sont également de la partie. Jean-Luc Mélenchon a, par exemple, qualifié le discours de Macron de « déclaration de guerre aux millions de Français qui refusent sa réforme », tandis que Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, parle lui d’ « un appel à la mobilisation totale » !